đżïž Ce Que C Est Que La Mort Victor Hugo
LesContemplations « Qu'est-ce que les Contemplations ?C'est ce qu'on pourrait appeler, si le mot n'avait quelque prĂ©tention, les MĂ©moires d'une Ăąme. Ce sont en effet toutes les impressions, tous les souvenirs, toutes les rĂ©alitĂ©s, tous les fantĂŽmes vagues, riants ou funĂšbres, que peut contenir une conscience, revenus et rappelĂ©s, rayon Ă rayon, soupir Ă soupir, et mĂȘlĂ©s dans la
Nedites pas : mourir ; dites : naĂźtre. Croyez.On voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l'homme mauvais que je suis, que vous ĂȘtes ;On se rue aux
Cest Ă un livre que lâon doit cette rĂ©volution culturelle : quand Victor Hugo (1802-1885) publie Notre-Dame de Paris, il rend la cathĂ©drale aux Parisiens, aux fidĂšles et Ă
VictorHugo n'a Ă©crit ce poĂšme que quatre ans aprĂšs la perte de sa fille et son mari dans cet accident exactement Ă la veille de lâanniversaire de sa mort. Le vocabulaire utilisĂ© Ă©tant assez simple et pas difficile comparĂ©s aux autres textes dans le mĂȘme recueil: les verbes sont assez familiers (voir, partir, aller, marcher, etc.) et les adjectifs seul, triste, pourraient ĂȘtre
Cespour ces raisons que Hugo est novateur il est contre le rĂ©gime qui est trop autoritaire et souhaite l'abolition de la peine de mort qui n'aura lieu qu'en 1981 soit environ 100 ans aprĂšs la mort d'Hugo (1885). La dĂ©finition mĂȘme de l'objectivitĂ© est d'ĂȘtre impartial, sans prĂ©jugĂ©s, Hugo Ă©crivant des textes engagĂ©s il ne peut se permettre d'ĂȘtre complĂštement
Lamort. Le prodige de ce grand dĂ©part cĂ©leste, qu'on appelle la mort, c'est que ceux qui partent ne s'Ă©loignent point. Ils sont dans un monde de clartĂ©, mais ils assistent, tĂ©moins attendris, Ă notre monde de tĂ©nĂšbres. Ils sont en haut et tout prĂšs. Oh ! Qui que vous soyez, qui avez vu s'Ă©vanouir dans la tombe un ĂȘtre cher, ne vous croyez pas quittĂ©s par lui. Il est Ă cĂŽtĂ© de
Ilentame une carriĂšre politique. Ălu Ă lâassemblĂ©e constituante en 1848, il prend position contre la sociĂ©tĂ© qui lâentoure : la peine de mort, la misĂšre, lâordre moral et religieux. Câest en 1862 que Victor Hugo termine âLes MisĂ©rablesâ, immense succĂšs populaire Ă lâĂ©poque. Fervent opposant au coup dâĂtat du 2 dĂ©cembre 1851, il doit prendre le chemin de lâexil
ï»żLarĂ©daction 26/01/2014. Commenter Ecrire un article. RĂ©sumĂ© : Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo (1831) Le livre est bien intitulĂ© Notre-Dame de Paris, car c'est autour d'elle que toute l'action gravite. Celle-ci est touffue et fouillĂ©e comme les architectures des cathĂ©drales. C'est d'abord la cohue populaire qui encombre la grand'salle
Lamort dâun chien. Un groupe tout Ă lâheure Ă©tait lĂ sur la grĂšve, Regardant quelque chose Ă terre. â Un chien qui crĂšve ! Mâont criĂ© des enfants ; voilĂ tout ce que câest. â. Et jâai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait. LâocĂ©an lui jetait lâĂ©cume de ses lames.
Lhistoire dĂ©bute avec le dĂ©barquement en VendĂ©e du marquis de Lantenac, prenant la tĂȘte de la rĂ©volte contre-rĂ©volutionnaire de VendĂ©e contre les partisans de la RĂ©publique. Il sera traquĂ© par les rĂ©volutionnaires, et en particulier par son petit-neveu, Gauvain, passĂ© de
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cimetiÚredu PÚre Lachaise Ses filles Léopoldine et AdÚle, ainsi que la femme de Victor Hugo, prénommée également AdÚle, sont enterrées dans le cimetiÚre de l'église Saint Martin, dans le bourg de Villequier. Les deux fils de Victor Hugo reposent à Paris, au cimetiÚre du PÚre Lachaise. Victor Hugo est quant à lui au Panthéon.
Enpréambule ce mercredi de ce conseil des ministres de rentrée à l'Elysée, lors d'une allocution devant les ministres exceptionnellement retransmise, Emmanuel Macron a appelé le gouvernement
b7ezkNc. 29/09/2013 1706Biographie Victor HUGO 1802-1885 NĂ© Ă Besançon le 26 fĂ©vrier 1802, mort Ă Paris le 22 mai 1885. Figure littĂ©raire hors pair, Victor Hugo est, trĂšs jeune, attirĂ© par la poĂ©sie et la gloire liĂ©e Ă lâĂ©criture ; ses premiers succĂšs lui apportent la cĂ©lĂ©britĂ©. PoĂšte, romancier, auteur dramatique, engagĂ© politiquement son roman le Dernier jour dâun condamnĂ© en est le prĂ©lude en 1829, exilĂ© sous le Second Empire, ce gĂ©nie traverse son Ă©poque, la marquant par sa vitalitĂ©, ses combats, ses convictions et son immense talent. Son Ćuvre poĂ©tique est marquĂ©e notamment par les Odes et ballades 1828, les ChĂątiments 1853, les Contemplations 1856 et la LĂ©gende des siĂšcles 1859 Ă 1883, comme son Ćuvre romanesque est dominĂ©e par Notre-Dame de Paris 1831 et les MisĂ©rables 1862. AprĂšs la prĂ©face manifeste de Cromwell, Victor Hugo entre de façon fracassante dans le milieu du théùtre du dĂ©but du XIXe siĂšcle avec Hernani 1830 et la cĂ©lĂšbre bataille au moment de la crĂ©ation Ă la ComĂ©die-Française. Hugo est alors le chef de file incontestĂ© de lâĂ©cole romantique. Dans lâĂ©criture de ses drames, passion et politique sont des forces qui sâentrechoquent, et les fulgurances de lâaction dramatique rĂ©vĂšlent aux cĆurs purs la seule voie, funeste et hĂ©roĂŻque, qui leur est ouverte. La dĂ©cennie suivante voit la prĂ©sentation sur scĂšne de ses drames, Le roi sâamuse 1832, interdite aprĂšs la crĂ©ation, LucrĂšce Borgia 1833, Marie Tudor 1833, Angelo, tyran de Padoue 1835, Ruy Blas et Marion Delorme 1838, jusquâĂ lâĂ©chec des Burgraves en 1843. Ă la fin de sa vie, Victor Hugo reviendra au théùtre avec lâĂ©criture de plusieurs piĂšces, dont la sĂ©rie du Théùtre en libertĂ© ». SchĂ©mas narratif et actanciel Le schĂ©ma narratif du rĂ©cit Situation initiale Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mĂšre jusquâau jour du crime qui a bouleversĂ© sa vie. NB Le rĂ©cit commence in medias res câest-Ă -dire le moment oĂč lâaction est dĂ©jĂ engagĂ©e. Puisque le plus important est la contestation de la peine de mort, lâauteur fait ellipse de cette situation initiale et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de dĂ©duire cette situation initiale Ă travers les flashes back. Analepses, retour en arriĂšre. ElĂ©ment perturbateur Le meurtre commis par le narrateur-personnage. PĂ©ripĂ©ties Le jugement, lâemprisonnement, la condamnation Ă la peine de mort, recherche du condamnĂ© dâune solution pour prĂ©server sa vie. DĂ©nouement Il nây a pas de dĂ©nouement. Le condamnĂ© garde lâespoir jusquâĂ quelques moments avant lâexĂ©cution, mais Ă ce moment-lĂ les bourreaux prĂ©parent lâexĂ©cution. Câest une clausule ouverte, aux lecteurs dâimaginer la fin puisque pour lâauteur ce qui compte câest la dĂ©nonciation de lâhorrible peine de mort. Situation finale Lâauteur a fait lâellipse de la situation finale pour amener le lecteur Ă rĂ©flĂ©chir. Le schĂ©ma actanciel du rĂ©cit RĂ©sumĂ© chapitre par chapitre RĂ©sumĂ© du chapitre 1 Le roman sâouvre par une rĂ©flexion sous forme dâun monologue interne InterprĂ©tĂ© dans sa cellule de BicĂȘtre, le narrateur se rappelle son passĂ© de libertĂ© cependant il se trouve prisonnier de lâidĂ©e de sa condamnation Ă mort. Cette pensĂ©e lâobsĂšde et infecte sa vie. Elle est prĂ©sentĂ©e comme une femme Ă deux bras qui le secoue, hante ses rĂȘves et le poursuit partout. RĂ©sumĂ© du chapitre 2 RĂ©cit de la proclamation de la condamnation Ă mort Le narrateur relate les Ă©vĂ©nements passĂ©s le jour de la proclamation de sa condamnation Ă mort. Il dĂ©crit aussi les juges, les jurĂ©s, la salle dâaudience, lâatmosphĂšre qui y rĂ©gnait et les gens qui ont assistĂ© Ă son procĂšs. SĂ©duit par les lumiĂšres, par les couleurs, par les bruits, le narrateur chante la vie Ă travers ses sensations et ses impressions dans une ambiance totalement contradictoire. Alors quâil semble apprĂ©cier la vie dans toutes ses dimensions, les jurĂ©s le condamnent Ă mort et brisent son espoir. Tout redevient noir et triste Ă ses yeux. RĂ©sumĂ© chapitre 3 Retour au monologue interne Le narrateur se livre Ă une rĂ©flexion sur le bien-fondĂ© de sa condamnation Ă mort. Il estime que les humains sont tous des condamnĂ©s Ă mort. Ce qui diffĂšre câest la maniĂšre et le temps. RĂ©sumĂ© chapitre 4 Retour au rĂ©cit de lâincarcĂ©ration Ă BicĂȘtre LâarrivĂ©e Ă BicĂȘtre. En attendant son pourvoi =recours auprĂšs d'une juridiction supĂ©rieure contre la dĂ©cision d'un tribunal en cassation, le narrateur est conduit Ă la prison de BicĂȘtre. De loin le prison ressemble Ă un chĂąteau de roi mais de plus prĂšs elle est dĂ©labrĂ©e=en ruine, dans un trĂšs mauvais Ă©tat et vĂ©tuste =qui porte les marques de la vieillesse. RĂ©sumĂ© du chapitre 5 Suite du rĂ©cit de lâincarcĂ©ration Ă BicĂȘtre Lorsque le narrateur est arrivĂ© Ă BicĂȘtre, les gardes lui ont dĂ©fendu tout objet tranchant qui pourrait servir Ă un suicide puis ils lui ont remis une camisole. Durant les premiers jours de ses sĂ©jours Ă BicĂȘtre le narrateur a Ă©tĂ© bien traitĂ© mais battu par la suite comme nâimporte quel prisonnier. Cependant certaines faveurs lui ont Ă©tĂ© acceptĂ©es comme le papier, lâencre, les plumes et une lampe. De mĂȘme, il pouvait sortir dans la cour chaque dimanche, ainsi il a cĂŽtoyĂ© les autres prisonniers et a appris leur argot. RĂ©sumĂ© du chapitre 6 Alors le narrateur a dĂ©cidĂ© de noter son journal de chĂątiments. LâĂ©criture devient une justification Ă la vie terne et monotone de la prison. Il dĂ©cide dâĂ©crire pour communiquer ses souffrances morales afin dâamener les dĂ©cisions a abolir la peine de mort. Il rĂ©alise Ă quâ il sâattache Ă la vie. RĂ©sumĂ© du chapitre 7 Le narrateur sâattarde sur sa situation et espĂšre quâon sâintĂ©resserait un jour Ă son cas. Mais lâidĂ©e de sa condamnation continue de lâobsĂ©der et le torturer RĂ©sumĂ© du chapitre 8 En attendant son pourvoi en en cassation, le narrateur passe son temps Ă compter les jours qui lui restent Ă vivre, il lui reste donc six semaines. RĂ©sumĂ© du chapitre 9 Le narrateur regrette de laisser derriĂšre lui sa femme, sa mĂšre et surtout sa fille de trois ans sans protection et sans ressources. RĂ©sumĂ© du chapitre 10 Le narrateur dĂ©crit sa cellule, câest une petite piĂšce Ă quatre murs en pierre avec une voĂ»te et une petite porte en fer oĂč il y a une petite ouverture servant de fenĂȘtre. Il y a aussi un matelas en paille. A lâextĂ©rieur il y a un couloir qui relie les autres cellules et un garde permanent RĂ©sumĂ© du chapitre 11 Pour passer le temps le narrateur lit et tente de comprendre les inscriptions et les dessins sur les murs de sa cellule. AttirĂ© par des mots Ă©crits par un sous-officier guillotinĂ© pour ces idĂ©es rĂ©publicaines, il est pris de panique Ă la vue de lâĂ©chafaud dessinĂ© sur le mur. RĂ©sumĂ© du chapitre 12 Le narrateur dĂ©couvre les noms de quatre criminels cĂ©lĂšbres passĂ©s par la mĂȘme cellule. Les sont Ă©crits Ă cotĂ© du nom de Papavoine, un criminel qui tuait les enfants. Il est alors pris de terreur Ă lâidĂ©e de la mort et du tombeau. RĂ©sumĂ© du chapitre 13 RĂ©cit des prĂ©paratifs au dĂ©part des forçats pour Toulon Le narrateur raconte quâun jour la prison Ă©tait trĂšs agitĂ©e par le dĂ©part des forçats pour Toulon, Mis dans une autre cellule pour suivre ce spectacle Ă travers une fenĂȘtre, le narrateur sâattarde sur la description de la grande cour de BicĂȘtre, des bĂątiments vĂ©tustes, des fenĂȘtres grillĂ©es et principalement sur les visages des prisonniers qui regardent Ă travers ces fenĂȘtres. Le spectacle du dĂ©part commence Ă midi avec lâentĂ©e =greffer dâune charrette transportant des chaĂźnes servant Ă attacher les forçats et portant les habits quâils vont mettre pour le dĂ©part. Ensuite, les argousins Ă©tendent ces chaĂźnes dans un coin de la cour. Quand ce travail est fini, lâinspecteur donne lâordre au directeur pour laisser enter les forçats dans une petite cour oĂč ils sont acclamĂ©s par les prisonniers / spectateurs. Puis on les prĂ©sente Ă lâappel aprĂšs leur avoir fait passer une visite mĂ©dicale. Au moment oĂč les forçats se prĂ©parent pour mettre les vĂȘtements du voyage, une pluie torrentielle commence Ă tomber. AccablĂ©s de froid dans leur nuditĂ©, les forçats chantent leurs malheurs. Enfin, on les enchaĂźne dans des cordons que deux forgerons fixent Ă leurs pieds et on leur donne Ă manger. Ce spectacle dĂ©solant rend le narrateur enragĂ©, il tente de sâenfouir mais il nâarrive pas et sâĂ©vanouit sur le champ. RĂ©sumĂ© du chapitre 14 AprĂšs sâĂȘtre transportĂ© Ă lâinfirmerie, le narrateur a repris connaissance, il sâest enroulĂ© ensuite dans ses draps et sa couverture dont la chaleur lui a donnĂ© lâenvie de se rendormir. Mais le bruit de cinq charrettes transportant les forçats le rĂ©veille. Conduit par des gendarmes Ă cheval et des argousins Ă pieds, le convoi prend dĂ©part pour un voyage de vingt cinq jours de souffrances et de misĂšres. Emu par ce spectacle dĂ©solant, le narrateur prĂ©fĂšre la guillotine Ă la galĂšre. RĂ©sumĂ© du chapitre 15 Retour au cachot, le narrateur est remis dans son cachot. LâidĂ©e de sa condamnation continue de le torturer moralement au point oĂč il espĂšre obtenir une grĂące car il tient Ă la vie plus que jamais. Mais il est trop tard. RĂ©sumĂ© du chapitre 16 Quand le narrateur Ă©tait Ă lâinfirmerie, il avait entendu la voix dâune jeune fille de quinze ans chanter une chanson oĂč il est question dâassassinat et de mort. Il fut terrifiĂ© parce que tout est prison Ă BicĂȘtre, tout lui rappelle la mort. RĂ©sumĂ© chapitre 17 Le narrateur rĂȘve dâĂ©vasion mais son rĂȘve ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©, il est interrompu par lâidĂ©e de lâincarcĂ©ration et de la condamnation. RĂ©sumĂ© du chapitre 19 Le directeur de la prison rend visite au narrateur dans son cachot pour lui demander sâil se plaint dâun quelconque mauvais traitement. Pris de panique, le narrateur croit que lâheure de son exĂ©cution est venue. RĂ©sumĂ© du chapitre 20 TerrifiĂ©, le narrateur imagine la prison comme une sorte de monstre Ă moitiĂ© humain, Ă moitiĂ© objet qui le torture, le boire et le tue. RĂ©sumĂ© du chapitre 21 A six heures et demi du matin le narrateur a Ă©tĂ© visitĂ© dans son cachot par un prĂȘtre puis par lâhuissier officier ministĂ©riel chargĂ© de signifier les actes de procĂ©dure et de mettre Ă exĂ©cution les jugements de la Cour royale de Paris qui lui apprendre le rejet de sa demande du pourvoi en cassation et son transfert Ă la Conciergerie. RĂ©sumĂ© du chapitre 22 Le narrateur quitte son cachot et se fait conduire dans la voiture qui lâa ramenĂ© Ă BicĂȘtre vers Paris, le convoi arrive Ă Paris vers huit heures et demi du matin. La foule, avide de sang, sâest dĂ©jĂ attroupĂ©e pour ne pas manquer lâexultation. RĂ©sumĂ© du chapitre 23 Une fois arrivĂ© au Palais de Justice, le narrateur sâest senti investi dâune certaine libertĂ© qui nâa pas tardĂ© Ă disparaĂźtre Ă la vue des sous-sols. Remis par lâhuissier au directeur, le narrateur a Ă©tĂ© enfermĂ© dans un cabinet en compagnie dâun autre condamnĂ© ĂągĂ© de 55 ans et qui attend Ă son tour son transfert Ă BicĂȘtre. AprĂšs avoir entendu lâhistoire du vieux, le narrateur a Ă©changĂ©, par peur, sa redingote contre la veste du vieillard. Enfin il est reconduit Ă une chambre dans lâattente de son exĂ©cution. RĂ©sumĂ© du chapitre 24 Le narrateur regrette amĂšrement lâĂ©change de sa redingote qui nâĂ©tait que par peur. RĂ©sumĂ© du chapitre 25 Le narrateur est amenĂ© ensuite Ă une cellule oĂč on lui a donnĂ© une table, une chaise et tout pour Ă©crire. Mais on a installĂ© avec lui un gendarme pour empĂȘcher toute tentative du suicide. RĂ©sumĂ© du chapitre 26 Le narrateur a Ă©crit une lettre Ă sa fille dans laquelle il exprime toute sa douleur et son amertume. Il accuse les hommes de vouloir laisser une enfant de trois ans orphelin. Lâattente de lâexĂ©cution semble exercer un effet terrifiant sur le narrateur qui espĂšre un miracle pour le sauver. RĂ©sumĂ© du chapitre 27 Le narrateur est pris dans un tourbillon de peur et de terreur au point oĂč il nâose pas Ă©crire le mot guillotine ». il imagine que son exĂ©cution sera atroce. RĂ©sumĂ© du chapitre 28 Ayant dĂ©jĂ assistĂ© Ă une exĂ©cution, le narrateur imagine comment sera la sienne. Il croit que les prĂ©paratifs ont dĂ©jĂ commencĂ© par le graissage de la rainure. RĂ©sumĂ© du chapitre 29 Dans un moment de dĂ©lire, le narrateur espĂšre la grĂące royale mais en vain RĂ©sumĂ© du chapitre 30 Le prĂȘtre est revenu consoler le narrateur et lâassister dans ces derniers moments. Le prĂȘtre qui exerce cette fonction depuis des annĂ©es se fait renvoyĂ© par le narrateur qui veut rester seul pendant sa rĂ©flexion. RĂ©sumĂ© chapitre 31 Dans ces derniers moments de retranchement, lâarchitecte de la prison est entrĂ© dans la cellule oĂč se trouve le narrateur pour prendre des mesures afin de rĂ©nover les murs lâannĂ©e suivante puis il Ă©change des propos avec le narrateur avant de se faire renvoyĂ© par le gendarme. RĂ©sumĂ© du chapitre 32 Le gendarme chargĂ© de surveiller le narrateur a Ă©tĂ© Ă©changĂ© par un autre, un superstitieux et mordu des loteries. Il supplie le narrateur de le visiter dans ces rĂȘves, une fois mort, pour lui donner des numĂ©ros gagnants. Le narrateur lui demande en Ă©change ses vĂȘtements en vue dâune Ă©ventuelle Ă©vasion, mais le gendarme ridicule refuse et le dĂ©sespoir regagne le narrateur. RĂ©sumĂ© du chapitre 33 Le narrateur sentant lâheure de la mort approcher se rĂ©fugie dans le rĂȘve. Il retrouve des souvenirs dâenfance et de jeunesse en compagnie de sa bien-aimĂ©e la petite Espagnole Pepa. Il garde surtout le souvenir dâune soirĂ©e passĂ©e ensemble oĂč ils sont Ă©changĂ©s des bises. RĂ©sumĂ© du chapitre 34 Le narrateur retrouve dans le souvenir ses annĂ©es dâinnocence mais il revoit en crime et tente de se repentir. Malheureusement il nâa pas le temps de le faire. Il en pense quâĂ son heure qui approche. RĂ©sumĂ© du chapitre 35 Le narrateur envie les gens ordinaires qui vaquent Ă leurs taches quotidiennes. RĂ©sumĂ© du chapitre 36 Le narrateur se rappelle le jour oĂč il est allĂ© voir la cathĂ©drale Notre-Dame de Paris. Au moment oĂč il est arrivĂ© au sommet de la tour, la cloche a sonnĂ© et a fait trembler tout le toit. Heureusement il a Ă©vitĂ© une chute mortelle. RĂ©sumĂ© du chapitre 37 Le narrateur revoit lâHĂŽtel de Ville dont lâaspect triste lui rappelle la GrĂšve au moment des exĂ©cutions avec les rassemblements des spectateurs. RĂ©sumĂ© du chapitre 38 Lâheure de lâexĂ©cution approche, il ne lui reste que deux heures et quarante cinq minutes. Le narrateur ressent alors des douleurs physiques atroces. RĂ©sumĂ© du chapitre 39 Le narrateur imagine comment il va vivre le moment de son exĂ©cution. Il vit ce moment par prĂ©vision. Mais le fait dây penser le fait souffrir davantage. RĂ©sumĂ© du chapitre 40 PoussĂ© par son instinct de survie , le narrateur pense au roi Charles X en espĂ©rant une Ă©ventuelle grĂące. RĂ©sumĂ© du chapitre 41 Le narrateur dĂ©cide dâaffronter la mort avec courage. Il imagine alors ce que sera sa vie aprĂšs la mort. Cela pourrait ĂȘtre des abĂźmes de lumiĂšres sans fin ou des gouffres hideux oĂč tout sera noir et oĂč le narrateur tombera sans cesse. Il imagine aussi les morts pourraient se rassembler dans la place de la GrĂ©ve pour assister Ă lâexĂ©cution du bourreau par un dĂ©mon. Le narrateur voudrait savoir ce quâil adviendra de son Ăąme aprĂšs la mort. Dans ce moment de crise Ă lâapproche de lâexĂ©cution le narrateur rĂ©clama un prĂȘtre pour soulager sa douleur RĂ©sumĂ© du chapitre 42 AprĂšs lâarrivĂ©e du prĂȘtre, le narrateur a dormi pendant quelques instants. Il a fait alors un rĂȘve Ă©trange il rĂȘve quâil Ă©tait chez lui avec des amis, quâils avaient parlĂ© de quelque chose qui les avait effrayĂ©s puis ils avaient entendu un bruit dans la maison, câĂ©tait une vielle femme qui sâĂ©tait cachĂ©e dans la cuisine. Au moment oĂč il a rĂȘvĂ© que la vielle le mordait, il sâest rĂ©veillĂ© puis on lui a annoncĂ© la prĂ©sence de sa fille. RĂ©sumĂ© du chapitre 43 Malheureusement sa fille ne lâa pas reconnu. Elle ne lâa pas vu depuis un an. Il a tentĂ© de lui faire comprendre quâil est son vrai pĂšre mais la fille ne lâa pas cru. Rien ne le rattache Ă prĂ©sent Ă la vie. Il se laisse conduire Ă la mort docilement. RĂ©sumĂ© du chapitre 44 Pendant lâheure qui lui reste Ă vivre le narrateur se ressaisit et revoit dans son esprit comment sera son exĂ©cution. Il pense au bourreau, Ă la foule, aux gendarmes et Ă la place de GrĂšve. RĂ©sumĂ© du chapitre 45 Il imagine la foule en train de lâapplaudir, une foule insensible Ă ses souffrances. Il pense Ă ce lieu fatal qui est la place de GrĂšve et Ă toutes les tĂȘtes qui tomberaient aprĂšs lui dans lâindiffĂ©rence totale. RĂ©sumĂ© du chapitre 46 Il pense Ă sa fille qui lâa dĂ©jĂ oubliĂ© et veut lui Ă©crire une histoire. RĂ©sumĂ© du chapitre 47 Note Le narrateur nâavait pas le temps pour Ă©crire son histoire. RĂ©sumĂ© du chapitre 48 Lâheure de lâexĂ©cution est arrivĂ©, on demande au narrateur de se prĂ©parer mais il se sent faible. On lâa emmenĂ© dans une chambre au rez-de-chaussĂ©e du palais de Justice oĂč son bourreau avec ses deux valets lâattendait. On lui a coupĂ© les cheveux puis on lui a attachĂ© les mains derriĂšre le dos et on a coupĂ© le col de sa chemise ensuite on lui a liĂ© les deux pieds puis on lui a nouĂ© les deux manches de sa veste sur le menton. On lâa pris sous les aisselles pour le conduire Ă la guillotine. La foule est lĂ qui attend hurlante. Les gendarmes, les soldats sont aussi lĂ pour accompagner le condamnĂ©. Mis dans une charrette avec le prĂȘtre, le narrateur frĂ©mit de peur devant cette foule enragĂ©e. Sur le chemin qui mĂšne Ă la place de GrĂšve la foule sâest attroupĂ©e. Sous une pluie fine la charrette passe par le pont- au- Change, par le quai aux Fleurs puis par la coin du Palais. AttirĂ© par une Tour, le narrateur demande au prĂȘtre des informations sur cet Ă©difice. Ce dernier lui a dit quâelle sâappelle crucifix et le baise pour avoir du courage Ă affronter la foule qui semble lâeffrayer plus que la mort. Passant par le quai, le narrateur entre dans une sorte dâivresse qui enveloppe son esprit et le coupe de la rĂ©alitĂ© au point oĂč il ne distingue plus rien. Son corps commence Ă sentir la mort. Tout dĂ©file devant ses yeux sans quâil puisse y accorder la moindre attention. Seule la voix de la foule se fait entendre. Enfin la charrette arrive Ă la place de GrĂ©ve, le narrateur demande alors une derniĂšre faveur Ă©crire ses derniĂšres volontĂ©s. RĂ©sumĂ© du dernier chapitre 49 PoussĂ© par son instinct de la survie, le narrateur supplie un commissaire chargĂ© de suivre lâexĂ©cution de lui accorder cinq minutes dans lâespoir dâavoir une grĂące au dernier moment. Malheureusement on est venu le chercher Ă quatre heures de lâaprĂšs-midi pour lâexĂ©cuter. Fin Fiche pratique Auteur Victor Hugo Titre et date de publication Le dernier jour d'un condamne , publiĂ© en 1829. Genre RĂ©cit Ă la premiĂšre personne ; adoption des techniques de lâautobiographie, le journal intime en particulier. Histoire Le livre est lâhistoire dâun homme qui a Ă©tĂ© condamnĂ© a mort et, il raconte ce quâil vit pendant les derniĂšres semaines de sa vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce quâil a fait pour ĂȘtre condamnĂ© Ă mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire ĂȘtre condamnĂ©s Ă mort. Il nous raconte sa vie en prison ; nous parle de ses sentiments ; peurs et espoir, de sa famille ; sa fille, sa femme et sa mĂšre. Il raconte aussi quelques bribes de son passĂ© et cesse dâĂ©crire quand arrive le moment de lâexĂ©cution. Composition Le livre comporte trois parties BicĂȘtre, la Conciergerie et la Mairie. BicĂȘtre le procĂšs, le ferrage des forçats et la chanson ; La Conciergerie le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geĂŽlier qui lui demande les numĂ©ros pour jouer Ă la loterie ; LâHĂŽtel de Ville le voyage dans Paris, la toilette du condamnĂ© et le voyage vers la Place de GrĂšve lâĂ©chafaud. Personnages Le condamnĂ© Ă mort / Les geĂŽliers / Sa fille / Sa femme et sa mĂšre / Le prĂȘtre. / La foule Cadre Lieux Les grandes prisons de Paris BicĂȘtre, la Conciergerie et lâHĂŽtel de Ville. DurĂ©e Cinq semaines, Ă partir du moment oĂč le protagoniste est condamnĂ© Ă mort jusquâau moment oĂč il monte sur lâĂ©chafaud. ThĂšmes La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / lâinjustice / la justice Enonciation, focalisation Le narrateur est le personnage utilisation de la premiĂšre personne. Le narrateur lâauteur. Focalisation interne accĂšs au point de vue du narrateur et Ă sa vision des choses et du monde.. Personnages le condamnĂ© Ă mort nous ne savons ni son nom ni ce quâil a fait pour ĂȘtre condamnĂ© a mort. Il a trĂšs peur et il voudrait ĂȘtre sauvĂ© par la grĂące du roi, mais il sait que cela est impossible. Il semble sâĂȘtre repenti pour ce quâil a fait. Il est jeune, sain et fort, il a une bonne Ă©ducation il cite des phrases en latin au concierge qui lui permet de faire la promenade une fois par semaine avec les autres dĂ©tenus, chap. V ; second tome des voyages de Spallanzani dont il lit quelques pages Ă cĂŽtĂ© dâune jeune fille, Il dit que pour lui le temps passe plus vite que pour les autres. Il nâaime pas la foule et il ne lâaimera jamais et lui-mĂȘme nâa jamais aimĂ© voir tuer un condamnĂ© Ă mort. Il aime sa fillette Marie et est trĂšs prĂ©occupĂ© pour son futur chap. XXVI "Quand elle sera grande ... Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera mĂ©prisĂ©e, repoussĂ©e, vile Ă cause de moi qui lâaime de toutes les tendresses de mon coeur."les geĂŽliers quelquâuns sont gentils avec le protagoniste ; dâautres ne le sont pas. Il y a des geĂŽliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et dâautres qui le traitent comme un fillette Elle sâappelle Marie et elle a trois ans au moment de sa visite en prison. Câest une fillette qui a trĂšs envie de vivre. Mais quand elle parle avec le protagoniste, elle dit que son pĂšre est mort câest ce que lui a dit sa mĂšre elle ne reconnaĂźt plus son pĂšre quâelle ne voit plus depuis plusieurs femme et sa mĂšre Elles ne sont pas dĂ©crites ; mais elles sont citĂ©es en rĂ©fĂ©rence Ă la souffrance, Ă la peine indirecte que lâon fait subir aux membres de la famille du condamnĂ© a mort "Jâadmets que je sois justement puni ; ces innocentes quâont-elles fait ? Nâimporte ; on les dĂ©shonore, on les ruine. Câest la justice." prĂȘtre Il est dĂ©tachĂ© dans ses rencontres avec le condamnĂ©. Selon le protagoniste, ce prĂȘtre ne parle par avec son coeur, mais dit seulement de façon machinale ce quâil dit habituellement avec les foule Câest la sociĂ©tĂ© de Paris qui veut voir tuer cet homme. Elle est trĂšs nombreuse. Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister Ă un spectacle celui de lâexĂ©cution de la peine capitale par la guillotine. On peut donc affirmer que de quelque maniĂšre la foule et le condamnĂ© sont proches lâune de lâautre au niveau moral.
Le Deal du moment Cartes PokĂ©mon Japon le display ... Voir le deal Les Mahteux ÂŻ`._.[ La LittĂ©rature ]._.ÂŽÂŻ Pour ceux qui aiment la poĂ©sie AuteurMessageZAKARYAAdmin Nombre de messages 323Age 32Localisation MideltEmploi/loisirs EtudiantDate d'inscription 11/10/2008Sujet Mors Victor Hugo, 1856, poĂšme in Les Contemplations Ven 24 Oct - 830 MORS Je vis cette faucheuse. Elle Ă©tait dans son champ. Elle allait Ă grands pas moissonnant et fauchant, Noir squelette laissant passer le crĂ©puscule. Dans l'ombre oĂč l'on dirait que tout tremble et recule, L'homme suivait des yeux les lueurs de la faulx. Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux Tombaient; elle changeait en dĂ©sert Babylone, Le trĂŽne en l'Ă©chafaud et l'Ă©chafaud en trĂŽne, Les roses en fumier, les enfants en oiseaux, L'or en cendre, et les yeux des mĂšres en ruisseaux. Et les femmes criaient - Rends-nous ce petit ĂȘtre. Pour le faire mourir, pourquoi l'avoir fait naĂźtre? - Ce n'Ă©tait qu'un sanglot sur terre, en haut, en bas; Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats; Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre; Les peuples Ă©perdus semblaient sous la faulx sombre Un troupeau frissonnant qui dans l'ombre s'enfuit; Tout Ă©tait sous ses pieds deuil, Ă©pouvante et nuit. DerriĂšre elle, le front baignĂ© de douces flammes, Un ange souriant portait la gerbe d'Ăąmes. Mars Hugo, Les Contemplations 1856 ZAKARYAAdmin Nombre de messages 323Age 32Localisation MideltEmploi/loisirs EtudiantDate d'inscription 11/10/2008Sujet Re Mors Victor Hugo, 1856, poĂšme in Les Contemplations Ven 24 Oct - 832 Commentaire littĂ©raire I- Qui voit ? Qui est vu ?DiffĂ©rents personnages les hommes pas de portait prĂ©cis, pas de nom, dĂ©signe les hommes en gĂ©nĂ©ral, la faucheuse allĂ©gorie de la mort, dĂ©signĂ©e par elle », squelette », faux » ,elle-mĂȘme dĂ©signĂ©e par lueur », rayon lumineux faible, le poĂšte je », inspirĂ© par la Muse, a le sentiment dâavoir une mission, il a un don de poĂšte voyant, il est un peu en retrait, il voit la mort agir et le lecteur est invitĂ© Ă le rejoindre, fĂ©e, peuples, triomphateurs gĂ©nĂ©raux, gens qui sont plus puissants, ange, ensemble de lâhumanitĂ© reprĂ©sentĂ©e, la mort touche tout le monde, pas de lieu dĂ©crit. La mort est toute puissante, câest elle qui a le dernier Quâest-ce qui fait la puissance de la mort ?Elle agit en tout lieu et concerne tout le monde, toute Ă©poque Babylone, fait rĂ©fĂ©rence Ă dâanciennes civilisations, occupation de lâespace en bas, en haut », elle domine, marque le territoire, il y a des antithĂšses rosefumier, orcendres. On passe dâun extrĂȘme a lâautre, mĂ©tamorphose brutal des situations, illusion que peut avoir lâhomme dâĂȘtre tout puissant, riche => inversement des rĂŽles, pouvoir inexorable. La mort ne peut ĂȘtre arrĂȘtĂ©e, domination de la Sort de lâhumanitĂ©On ne peut lutter contre cette mort, elle touche tout le monde, le poĂšte ne peut agir contre cette Champs lexical de la mortPeur, nuit, mort, angoisseâŠ, Ă©vocation de la peur doigts osseux, noirs grabats »On peut Ă©galement travailler sur les sonoritĂ©s et les sensations de ce poĂšme, notamment lorsque Hugo parle de la faucheuse, les sonoritĂ©s entraĂźnent le lecteur dans une atmosphĂšre pesante et angoissanteâŠConclusion De ce poĂšme, câest tout dâabord la vision effroyable que nous retiendrons, lâutilisation particuliĂšrement efficace des procĂ©dĂ©s poĂ©tiques, linguistiques, auditifs. On observe cependant un contraste avec lâange, il nây a pas de transition pour dĂ©signer lâange Ă part le terme derriĂšre elle », il reprĂ©sente une vison de paix, dâapaisement, sourire, vision plutĂŽt positive. Toutefois, derriĂšre le pessimisme de ce texte, que la brĂšve conclusion ne parvient pas a dissiper, il est important de souligner que Victor Hugo, est bien au bout de son long combat personnel de la mort de sa fille, le moi » sâefface pour laisser place Ă une prĂ©occupation plus large, et Hugo redevient le mage et le chantre de lâhumanitĂ©. Hugo Ă©tait persuadĂ© dâune vie aprĂšs la mort. ZAKARYAAdmin Nombre de messages 323Age 32Localisation MideltEmploi/loisirs EtudiantDate d'inscription 11/10/2008Sujet Re Mors Victor Hugo, 1856, poĂšme in Les Contemplations Ven 24 Oct - 834 Autre possibilitĂ© analyse linĂ©aire du poĂšme MorsIntroduction Le poĂšme Mors de Victor Hugo que nous allons Ă©tudier est un poĂšme de 20 vers qui nous prĂ©sente le triomphe absolu de la mort, par la description d'une atmosphĂšre d'apocalypse que les deux derniers vers ne parviennent peut-ĂȘtre pas Ă dissiper. Le poĂšme s'organise autour d'un double jeu de sensations. D'une part, la sensation visuelle, largement dĂ©veloppĂ©e dans les dix premiers vers, introduite par le passĂ© simple "je vis"; d'autre part la sensation auditive dĂ©veloppĂ©e Ă partir du verbe "crier". Nous allons faire une lecture linĂ©aire du poĂšme Mors qui s'efforcera de dĂ©velopper Ă partir de l'Ă©tude des procĂ©dĂ©s stylistiques et phonĂ©tiques ce double jeu de linĂ©aire InstallĂ© au dessus du poĂšme avec des majuscules Ă©crasantes et la tonalitĂ© d'Ă©ternitĂ© que lui donne l'utilisation du latin, le titre Mors prĂ©figure l'ensemble du texte. Le jeu initial vient donner au texte sa tonalitĂ© lyrique. Toutefois, c'est lĂ sa derniĂšre pensĂ©e du poĂšte s'Ă©largit pour prendre en compte l'humanitĂ© toute entiĂšre. La mort nous est prĂ©sentĂ©e Ă travers l'allĂ©gorie traditionnelle de la "faucheuse". Une mort qui est constamment prĂ©sente comme le suggĂšre l'imparfait, une mort que nous connaissons de plus comme l'indique le dĂ©monstratif "cette"; mais une mort qui surprend toujours, comme elle surprit le poĂšte lui-mĂȘme par l'utilisation du passĂ© simple "je vis".Le royaume de la mort nous est prĂ©cisĂ© Ă travers la mĂ©taphore du "champ" qui, dans ses accents pascaliens, rĂ©duit le monde Ă un espace limitĂ©. C'est la mĂȘme mĂ©taphore filĂ©e qui vient nous dĂ©crire l'activitĂ© incessante de la mort "moissonnant et fauchant". La rĂ©pĂ©tition des participes prĂ©sents souligne le travail rĂ©pĂ©titif, alors que le verbe "aller" nous montre qu'aucun obstacle ne peut freiner ce content de nous le dĂ©crire, Hugo nous le fait initiative des chuintantes et des sifflantes dĂ©veloppĂ©e tout au long du poĂšme Ă©voque parfaitement le sifflement sinistre de la "faulx" "faucheuse" et "champ", "moissonnant" et "fauchent", "triomphateurs" et "triomphaux", "Ă©chafaud" rĂ©pĂ©tĂ© deux fois. Dans une atmosphĂšre d'apocalypse, la mort nous est prĂ©sentĂ©e Ă partir d'un champ lexical de la peur et de la nuit "noir", "squelette", "crĂ©puscule", "ombre", "tremble" en mĂȘme temps que les gutturales "crĂ©puscule", "ombre", "dirait", "tremble", "recule" qui nous font entendre le frisson de la au spectre qui se fond dans la nuit "laissant passer le crĂ©puscule", la victime est incapable du moindre mouvement "suivait des yeux" alors que l'arme prend des allures particuliĂšrement inquiĂ©tantes, parce qu'elle est presque invisible elle aussi "les lueurs de la faulx". La mort travaille donc inlassablement, frappant d'Ă©galitĂ© l'ensemble de ses victimes. L'alexandrin hugolien se gonfle de la puissance humaine Ă©voquĂ©e par la redondance "triomphateurs", "triomphaux", "l'arc" connotant Ă©galement le cette puissance humaine qui contient d'ailleurs en elle-mĂȘme le bruit de l'arme qui doit l'abattre "faulx" est balayĂ©e par le rejet du verbe "tomber". Par un jeu d'antithĂšses, le poĂšte insiste sur le travail de la mort, l'opulence de "Babylone" s'oppose Ă l'austĂ©ritĂ© du "dĂ©sert", le lieu des supplices "Ă©chafaud" s'oppose Ă la noblesse du "trĂŽne" image Ă©galisatrice qui est soutenue par le chiasme. L'antithĂšse est Ă©galement affective de la "rose" au "fumier". Enfin, "l'or", symbole de richesse et de puissance s'oppose Ă la "cendre" qui connote la poussiĂšre et la Hugo ne peut pousser jusqu'au bout ce jeu de l'antithĂšse au cadavre de "l'enfant", il substitue sous forme d'espoir l'image aĂ©rienne et libre de "l'oiseau"; travail qui engendre la souffrance et la rĂ©volte, une souffrance qui est symbolisĂ©e par l'hyperbolique peine des "mĂšres" "les yeux en ruisseaux", rĂ©volte qui introduit la sensation auditive dominante dans la seconde partie "criaient", rĂ©volte mise en valeur par l'impĂ©ratif "rends-nous" oĂč la main semble hĂ©siter Ă se croiser ou Ă se lever, poing fermĂ© vers le ciel. Travail de la mort qui va en effet jusqu'Ă l'absurditĂ© insupportable. La cohabitation dans le mĂȘme vers des verbes "mourir" et "naĂźtre" nous confronte en effet Ă la mort de l'enfant, plus incomprĂ©hensible poĂšme se termine dans une nouvelle Ă©vocation de la peur et de l'horreur l'horreur des "doigts osseux", des "noirs grabats", des "linceuls", des "peuples Ă©perdus", de "la faulx sombre", du "troupeau frissonnant", montrent un champ lexical particuliĂšrement dĂ©veloppĂ©. DerriĂšre le vocabulaire, la musique des mots le souffle glacĂ© de la bise "vent", "froid", "bruisser", "linceul", "semblaient", "sous", "faulx", "sombre", "frissonnant", "s'enfuit", la peur phonĂ©tique des gutturales "sortaient", "noirs grabats", "froid", "bruissait", "nombre", "Ă©perdus", "sombre", "troupeau", "frissonnant", "ombre". La rime assourdie "nombre-sombre" reprise phonĂ©tiquement par le mot "ombre" contribue aussi, de par ses tonalitĂ©s mineures, Ă la tristesse du tableau. Tableau qui se termine par l'effrayante synthĂšse ponctuĂ©e par les monosyllabes "tout", "sous", "ces", "pieds", "deuil", "et", "nuit" ainsi que par la gradation "deuil", "Ă©pouvante", "nuit". La "nuit" traduit une fin brutale. La rime masculine, l'accent douloureux du "i" viennent interrompre la ici que pourrait se terminer le poĂšme, cependant, les deux derniers vers allument un espoir, qui est soulignĂ© par l'antithĂšse du vocabulaire et l'antithĂšse phonĂ©tique. Aux champs lexicaux de la chaleur et de la nuit s'opposent les champs lexicaux de la chaleur et de la lumiĂšre "baignĂ©", "douces flammes", "souriant". Au locatif "sous" s'oppose le locatif "derriĂšre elle". Aux sonoritĂ©s Ă©touffĂ©es "sombre", "ombre" s'oppose l'ouverture des voyelles "derriĂšre", "baignĂ©", "flammes", "ange", "souriant", "portrait", "Ăąmes". Enfin, Hugo rĂ©utilise la mĂ©taphore filĂ©e c'est la mort qui moissonne et c'est l'ange qui De ce poĂšme, c'est naturellement tout d'abord la vision effroyable que nous retiendrons, l'utilisation particuliĂšrement efficace des procĂ©dĂ©s poĂ©tiques, linguistiques et auditifs. Toutefois, derriĂšre le pessimisme de ce texte, que la brĂšve conclusion de parvient pas Ă dissiper, il est important de souligner que Victor Hugo est bien au bout de son long combat personnel de la mort de LĂ©opoldine. Le "moi" s'efface pour laisser place Ă une prĂ©occupation plus large, et Hugo redevient le mage et le chantre de l'humanitĂ©. Contenu sponsorisĂ©Sujet Re Mors Victor Hugo, 1856, poĂšme in Les Contemplations Mors Victor Hugo, 1856, poĂšme in Les Contemplations Page 1 sur 1Permission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forumLes Mahteux ÂŻ`._.[ La LittĂ©rature ]._.ÂŽÂŻ Pour ceux qui aiment la poĂ©sieSauter vers
Bonjour, je souhaiterai savoir comment victor Hugo percoit la mort, et particuliĂšrement dans ce poĂšme " ce que c'est que la mort". Je dois en rĂ©alitĂ© rĂ©aliser une anthologie poĂ©tique et j'ai choisi le thĂšme de la mort Voici le poĂšme Ne dites pas mourir ; dites naĂźtre. Croyez. On voit ce que je vois et ce que vous voyez ; On est l'homme mauvais que je suis, que vous ĂȘtes ; On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fĂȘtes ; On tĂąche d'oublier le bas, la fin, l'Ă©cueil, La sombre Ă©galitĂ© du mal et du cercueil ; Quoique le plus petit vaille le plus prospĂšre ; Car tous les hommes sont les fils du mĂȘme pĂšre ; Ils sont la mĂȘme larme et sortent du mĂȘme oeil. On vit, usant ses jours Ă se remplir d'orgueil ; On marche, on court, on rĂȘve, on souffre, on penche, on tombe, On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe. OĂč suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu, Impur, hideux, nouĂ© des mille noeuds funĂšbres De ses torts, de ses maux honteux, de ses tĂ©nĂšbres ; Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est bĂ©ni, Sans voir la main d'oĂč tombe Ă notre Ăąme mĂ©chante L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante. On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant, Tout notre ĂȘtre frĂ©mit de la dĂ©faite Ă©trange Du monstre qui devient dans la lumiĂšre un ange. Merci d'avance !
LâĆuvre fleuve de Victor Hugo met le gĂ©nie littĂ©raire au service de la dĂ©fense dâune humanitĂ© broyĂ©e par lâinjustice. Elle donne une postĂ©ritĂ© aux damnĂ©s de la terre et de la mer. Leurs cris nâont pas fini de rĂ©sonner. Victor Hugo. - Janvier 2016. Un camp de roms sous la passerelle du boulevard Ney, Ă Paris. 400 personnes vivent alors le long de cette ancienne voie de chemin de fer, oĂč le souvenir napolĂ©onien tutoie une misĂšre bien actuelle. - RĂ©cit - Journaliste au service Forum PubliĂ© le 14/10/2021 Ă 1903 Temps de lecture 10 min En 1848, Victor Hugo monte Ă la tribune de lâAssemblĂ©e nationale constituante. Il lance aux parlementaires de la toute neuve DeuxiĂšme RĂ©publique française Le XVIIIe siĂšcle a aboli la torture, le XIXe siĂšcle abolira sans doute la peine de mort ». Chez Victor Hugo, Robert Badinter aime retrouver lâĂ©tincelle du combat quâil a emportĂ© il y a tout juste quarante ans, alors que la peine de mort trouvait encore un large appui dans lâopinion publique française. Le 9 octobre 1981, le Journal officiel publiait la loi qui abolissait la peine capitale. Lâavocat Badinter devenu Garde des Sceaux venait de gagner sa plus belle plaidoirie, une victoire emblĂ©matique de lâĂšre Mitterrand. Lors de rĂ©centes commĂ©morations organisĂ©es au PanthĂ©on, Emmanuel Macron sâest engagĂ© Ă relancer le combat pour lâabolition universelle », au plan mondial donc, avec une rencontre au plus haut niveau », dĂ©but 2022. Ce nâest bien sĂ»r pas Victor Hugo qui a inventĂ© » lâabolition de la peine de mort. Il est question de tordre le cou Ă lâapplication la plus extrĂȘme de la loi du Talion depuis le milieu du XVIIIe siĂšcle, moment oĂč le juriste Cesare Beccaria Bonesana mit en doute lâefficacitĂ© de lâexĂ©cution capitale dans Des DĂ©lits et des Peines. Il me paraĂźt absurde que les lois, qui sont lâexpression de la volontĂ© publique, qui dĂ©testent et punissent lâhomicide, en commettent un elles-mĂȘmes, et que pour Ă©loigner les citoyens de lâassassinat, elles ordonnent un assassinat public », Ă©crit ce Milanais qui prĂ©fĂšre lâesclavage perpĂ©tuel Ă la mort. LâidĂ©e fait son bonhomme de chemin dans diffĂ©rents cĂ©nacles. En 1768, le grand-duchĂ© de Toscane abolit la peine capitale. Le royaume de Tahiti en fera de mĂȘme en 1824. Le signe spĂ©cial et Ă©ternel de la barbarie » Mais la France du docteur Guillotin, elle, nâest pas prĂšs de ranger la veuve » au musĂ©e. Le 15 septembre 1848, lorsque Victor Hugo prononce son discours abolitionniste devant la Constituante, la peine capitale va de dĂ©bats en dĂ©boires. Le moment est nĂ©anmoins important, car il sâagit de donner Ă la trĂšs brĂšve DeuxiĂšme RĂ©publique sa Constitution Quâest-ce que la peine de mort ?, lance Ă ses pairs lâĂ©crivain devenu parlementaire. La peine de mort est le signe spĂ©cial et Ă©ternel de la barbarie. Partout oĂč la peine de mort est prodiguĂ©e, la barbarie domine ; partout oĂč la peine de mort est rare, la civilisation rĂšgne. Ce sont lĂ des faits incontestables. » Hugo reproche Ă ses opposants de vouloir continuer Ă exĂ©cuter les criminels de droit commun. Je vote lâabolition pure, simple et dĂ©finitive de la peine de mort », conclut-il. Cet engagement nâa rien de neuf pour lâĂ©crivain français. En 1829, Victor Hugo Ă©crit Le Dernier Jour dâun condamnĂ© quâil renonce dâabord Ă signer. En un long monologue intĂ©rieur, le meurtrier qui attend le bourreau livre ses souvenirs, ses angoisses, ses regrets, ses souffrances, son rejet au ban de lâhumanitĂ©. Câest en traversant peu auparavant la place de lâHĂŽtel-de-Ville, Ă Paris, oĂč le bourreau graissait la guillotine en prĂ©vision dâune exĂ©cution, que lâauteur a conçu ce roman Ă thĂšse, descendu par une partie de la critique, saluĂ© en revanche par Sainte-Beuve et Alfred De Vigny. La force de son plaidoyer rĂ©side dans le choix dâavoir anonymisĂ© le personnage du condamnĂ©, un homme comme les autres livrĂ© Ă la mort pour un crime quelconque, ce parti pris renvoyant le lecteur aux grands principes plutĂŽt quâau simple rĂ©cit. Hugo veut servir lâuniversel. Victor mĂȘme pas mort Victor Hugo est nĂ© le 26 fĂ©vrier 1802 Ă Besançon et mort le 22 mai 1885 Ă Paris. PoĂšte, dramaturge, Ă©crivain, romancier et dessinateur romantique français, il reste dans nos souvenirs comme ce grand-pĂšre immortalisĂ© par Nadar, lourd dâune vie de convictions et de travail. Et pourtant, Victor nâest pas mort. Ses craintes et ses combats assurent le relais posthume. En tĂ©moigne ce sondage Ipsos/Le Monde qui, en 2020, donnait 55 % de Français favorables au rĂ©tablissement de la peine capitale. Depuis, Eric Zemmour leur a donnĂ© raison, mĂȘme sâil estime quâil y a tout de mĂȘme dâautres prioritĂ©s. Je ne pense pas quâon ait bien fait dâabolir la peine de mort. Philosophiquement, jây suis favorable », tranche le polĂ©miste. Aujourdâhui, Le Dernier Jour dâun condamnĂ© est toujours Ă©tudiĂ© dans les lycĂ©es français. LâĆuvre prĂ©sente lâavantage dâĂȘtre accessible par sa concision, lĂ oĂč Les MisĂ©rables pĂšsent leurs 365 chapitres, un par jour. Les deux rĂ©cits poursuivent cependant un objectif commun. Dans ses romans, explique Jean-Marc Hovasse qui a consacrĂ© une ample biographie Ă lâĂ©crivain français, lâambition est de sâadresser Ă tout le monde, aux Ă©rudits comme Ă ceux qui ont un accĂšs plus limitĂ© Ă la culture. Le but de Victor Hugo a toujours Ă©tĂ© dâĂ©lever le niveau de ses lecteurs. EnormĂ©ment dâambition est venue de son humanisme. Il Ă©tait contre la littĂ©rature de pur divertissement, mĂȘme sâil en connaissait les ficelles ». Ses livres se sont Ă©normĂ©ment vendus de son vivant et par la suite, avant que le cinĂ©ma ne prenne le relais. En 1956, le rĂ©alisateur Jean Delannoy donne une nouvelle jeunesse Ă Notre-Dame de Paris, avec pour acteurs principaux Gina Lollobrigida et Anthony Quinn. La musique, la comĂ©die musicale, le théùtre, des jeux vidĂ©os tous rĂ©citent aujourdâhui du Victor Hugo, adaptant et rĂ©adaptant au fil des annĂ©es cette Ćuvre aux airs de conte dĂ©fait, mĂȘlant critique sociale et heroĂŻc fantasy dans lâostentation dâun amour difforme. En 2019, lâincendie de Notre-Dame a remis le roman de Victor Hugo Ă lâhonneur. euros ont Ă©tĂ© rĂ©coltĂ©s grĂące Ă la vente de lâĂ©dition Gallimard du classique hugolien et donnĂ©s Ă la reconstruction de la cathĂ©drale gothique. Lâhistoire renvoie ainsi ses balles. En 1831, alors que paraissait Notre-Dame de Paris, Hugo critiquait le sort rĂ©servĂ© au monument parisien. Câest ainsi quâon agit depuis tantĂŽt 200 ans avec les merveilleuses Ă©glises du moyen Ăąge, Ă©crivait-il. Les mutilations leur viennent de toutes parts, du dedans comme du dehors. Le prĂȘtre les badigeonne, lâarchitecte les gratte, puis le peuple survient, qui les dĂ©molit⊠». Hugo dĂ©fenseur du patrimoine, dĂ©fenseur des petits et des opprimĂ©s, dĂ©fenseur de lâĂąme humaine. Hugo le rĂ©aliste-idĂ©aliste, le romantique, le croyant. Hugo lâauteur pulsionnel dâune Ćuvre romanesque ambitieuse, dâune poĂ©sie lyrique, de romans Ă thĂšse, de piĂšces de théùtre Cromwell, Hernani ou encore Ruy Blas, de mĂ©moires et de carnets de voyage. Hugo raconte, digresse, sâemporte. Hugo est une bĂȘte de travail littĂ©raire. De lâĂ©criture Ă la politique En 1848 toutefois, il passe de lâĂ©criture Ă la politique. Elu parlementaire, il appuie la candidature de Louis-NapolĂ©on Bonaparte Ă la prĂ©sidence de la DeuxiĂšme RĂ©publique. Lâhomme qui se revendique de la descendance de NapolĂ©on Ier lui paraĂźt alors distinguĂ© et intelligent ». Ce sont les premiĂšres Ă©lections depuis 1792 Ă se dĂ©rouler au suffrage universel masculin. Et comme Victor Hugo tient le vainqueur dâAusterlitz pour un hĂ©ros et un gĂ©nie â son pĂšre Joseph LĂ©opold Sigisbert Hugo a Ă©tĂ© marĂ©chal de camp sous le Premier Empire â, il soutient logiquement le dernier prince impĂ©rial Louis-NapolĂ©on Bonaparte Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Pari gagnĂ©. Mais rapidement la brouille sâinstalle entre le parlementaire et le nouveau chef de lâEtat, peut-ĂȘtre en raison de dissensions sur lâenseignement. Contre lâEglise et ses soutiens, Hugo dĂ©fend lâĂ©cole laĂŻque. Hugo le conservateur se fait de plus en plus progressiste. AprĂšs le coup dâEtat du 2 dĂ©cembre 1851 qui fait de Louis-NapolĂ©on Bonaparte le nouveau NapolĂ©on III et marque lâavĂšnement du Second Empire, Victor Hugo devient lâun de ses plus farouches opposants. Il doit se cacher et quitte la France pour la Belgique. Il est proscrit. On connaĂźt la suite. Hugo sâinstalle Ă la Grand-Place de Bruxelles durant huit mois. Son premier pamphlet contre le nouvel empereur â NapolĂ©on Le Petit â incite les autoritĂ©s belges Ă lui demander de quitter le territoire durant lâĂ©tĂ© 1852. Câest le dĂ©but de lâexil pour Jersey et Guernesey. Hugo ne rentrera en France quâaprĂšs la bataille de Sedan 1870 qui marque la dĂ©faite de la France face Ă la Prusse. Câest la fin du Second Empire et le dĂ©but de la IIIe RĂ©publique. A plusieurs reprises, lâĂ©crivain a parcouru la Belgique en tous sens, ponctuant ses visites de comptes rendus au style trĂšs hugolien. Mais câest Ă Jersey, en 1852, quâil Ă©crit son cĂ©lĂšbre poĂšme Lâexpiation. Waterloo et sa morne plaine » tiennent la vedette dans ces vers passionnĂ©s, bien quâĂ cette Ă©poque lâauteur nâait toujours pas mis les pieds sur le champ de bataille. Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine, Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons, La pĂąle mort mĂȘlait les sombres bataillons. Dâun cĂŽtĂ© câest lâEurope et de lâautre la France. » Ouvrez-moi, je viens pour vous » Waterloo est aussi lâendroit oĂč, en 1861, Victor Hugo termine les MisĂ©rables, son roman le plus fort, le plus emblĂ©matique, le plus universel. Dans la prĂ©face, il plante un dĂ©cor qui nâa pas vieilli Tant que les trois problĂšmes du siĂšcle, la dĂ©gradation de lâhomme par le prolĂ©tariat, la dĂ©chĂ©ance de la femme par la faim, lâatrophie de lâenfant par la nuit, ne seront pas rĂ©solus ⊠tant quâil y aura sur la terre ignorance et misĂšre, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas ĂȘtre inutiles. » A son Ă©diteur italien Daelli, Hugo Ă©crit que Partout oĂč lâhomme ignore et dĂ©sespĂšre, partout oĂč la femme se vend pour du pain, partout oĂč lâenfant souffre faute dâun livre qui lâenseigne et dâun foyer qui le rĂ©chauffe, le livre Les MisĂ©rables frappe Ă la porte et dit Ouvrez-moi, je viens pour vous ». Pour Victor Hugo, la misĂšre est le vĂȘtement du genre humain ». En 1871, le dĂ©clenchement de la Commune de Paris prĂȘte une scĂšne aussi spectaculaire que rĂ©elle Ă lâhistoire romancĂ©e de Jean Valjean, de Cosette et de Javert. Lâauteur prend fait et cause pour les Communards quâil propose dâaccueillir Ă Bruxelles oĂč il est venu rĂ©gler la succession de son fils Charles. Les autoritĂ©s belges sont furibardes, lâaffaire tourne Ă la polĂ©mique, fait des vagues dans la presse et au parlement. Hugo est priĂ© de quitter le pays. Le 1er juin 1871, il prend le train et se rĂ©fugie Ă Vianden au Luxembourg oĂč il Ă©crit LâAnnĂ©e terrible, qui contient ses poĂšmes dĂ©diĂ©s aux insurgĂ©s Les FusillĂ©s et Ă ceux quâon foule aux pieds. LâĆuvre de Hugo est immense. Par la production, par le talent, par lâextraordinaire empathie dont lâauteur fait preuve pour les damnĂ©s de son Ă©poque et pour sa capacitĂ© visionnaire. Plus dâun siĂšcle et demi aprĂšs la sortie des MisĂ©rables, un ĂȘtre humain sur six reste confrontĂ© Ă la faim, les violences faites aux femmes sont dĂ©noncĂ©es chaque jour, la moitiĂ© des pauvres de la planĂšte sont des enfants. DamnĂ©s de la mer DamnĂ©s de la terre, mais aussi damnĂ©s de lâocĂ©an comme dans Les Travailleurs de la mer, ce roman inspirĂ© par le nouvel univers de celui qui durant ses dix-neuf annĂ©es dâexil va regarder la France depuis les Ăźles Anglo-Normandes. La mer devient, Ă©crit lâessayiste Simon Leys, une compagne, une inspiratrice, un objet de contemplation quotidienne, attentive et passionnĂ©e ». Elle est ce théùtre homĂ©rien oĂč bouillonnent des Ă©lĂ©ments tout au service de dieu, obstinĂ©s dans leur volontĂ© de ramener lâhomme Ă sa piĂštre condition de mortel. Une brindille insignifiante dans le maelström du monde. La peine, la misĂšre, lâinjustice⊠Et pourtant, Hugo est un indĂ©crottable optimiste. Ses critiques les plus acerbes lui reprochaient de ne pas penser, tant il croyait dans le progrĂšs et la capacitĂ© de lâhomme Ă Ă©voluer vers un meilleur. Le poĂšte Leconte de Lisle le qualifiera de bĂȘte comme lâHimalaya ». Le temps a dĂ©montrĂ© que Victor Hugo avait raison sur bien des choses. Beaucoup de ses dĂ©tracteurs sont tombĂ©s dans lâoubli. Cette luciditĂ©, cette prĂ©monition, cette inclination Ă saisir lâhomme dans son universalitĂ©, accompagnent le lecteur tout au long de lâĆuvre hugolienne. On ne choisit ni son origine, ni sa couleur de peau Comme on rĂȘve dâune vie de chĂąteau quand on vit le ghetto NaĂźtre lâĂ©tau autour du cou comme Cosette pour Hugo ⊠Sortir dâen bas, rĂȘver de dĂ©chirer ce tableau », chante Calogero et Passi dans Face Ă la mer. Victor Hugo nâa pas fini dâinspirer. Erik Orsenna Hugo, câest un grand frĂšre qui vous prend par la main» Pour Erik Orsenna, Victor Hugo est un trĂ©sor un brin intimidant, mais dont il faut oser forcer la porte. Entretien - Chef du service Forum Par William Bourton PubliĂ© le 14/10/2021 Ă 1636 Temps de lecture 3 min LâacadĂ©micien français Erik Orsenna a acceptĂ© de parrainer la collection des Ćuvres de Victor Hugo. Il nous explique pourquoi. Pourquoi nous engagez-vous Ă relire Hugo ? Parce que nous avons un trĂ©sor, et ce trĂ©sor, câest Hugo. Mais on a un rapport paresseux avec ce trĂ©sor. On sait quâil est lĂ mais on se dit quâon nâa pas besoin dâaller y voir. Et puis, quand on vous dit de le lire, par une sorte dâesprit de contradiction, vous dites non » â et quand on vous le dit Ă lâĂ©cole, câest encore pire⊠Il faut forcer la porte du trĂ©sor. Moi, je vis avec Hugo comme je vis avec La Fontaine je nâarrĂȘte pas de les lire. Hugo, câest une planĂšte, et la planĂšte Hugo sâappelle lâhumanitĂ© ». Câest tous les ĂȘtres humains et au fond, tous les ĂȘtres vivants en mĂȘme temps. Donc allez-y, essayez ! Mais essayez hors des sentiers battus ; parce que câest un univers complet. Explorons les trĂ©sors qui nous sont offerts... En quoi Hugo est-il un trĂ©sor » ? Hugo, câest le » trĂ©sor dans tous les domaines. Sa poĂ©sie nâest pas connue, hormis deux, trois choses sur La lĂ©gende des siĂšcles. Mais si vous la lisez, vous allez ĂȘtre bouleversĂ©s parce que câest Ă la fois un gĂ©ant et un frĂšre. Câest ça qui est formidable avec les plus grands Ă©crivains, les plus grands artistes ils sont Ă©videmment totalement inatteignables par leur taille et en mĂȘme temps, ils nous parlent du plus profond dâeux-mĂȘmes. Hugo, câest un grand frĂšre qui vous prend par la main. Pourquoi refuser cette main quâil nous tend ? Mais Hugo, câest aussi un Ćil, qui nous force Ă regarder ce qui lâembĂȘte. Ainsi, ses textes politiques sont exceptionnels. Notamment ce texte dans lequel il parle du sac du Palais dâĂ©tĂ© de PĂ©kin Lettre au capitaine Butler, 1861. Cet Ă©difice Ă©tait une sorte de dialogue exceptionnel du XVIIIe siĂšcle entre ce quâil y avait de meilleur dans lâart chinois et de meilleur dans lâart europĂ©en, via les JĂ©suites. Et en 1860, les armĂ©es franco-britanniques ont dĂ©vastĂ© ce palais, ce trĂ©sor absolu, comme si on avait massacrĂ© Versailles â et Versailles nâest que français. Et Hugo a fait un texte incroyable, qui est encore lu et appris, souvent par cĆur, par les petits Ă©lĂšves chinois⊠Il est partout, cet homme-lĂ . Il est avec Les travailleurs de la mer, il est avec Les MisĂ©rables⊠Câest lâouvrage que vous conseilleriez pour commencer Ă celui qui nâaurait jamais lu Hugo ? Pourquoi pas ? Moi, jâadore Lâhomme qui rit. Mais ça peut ĂȘtre aussi Notre-Dame de Paris. Vous pouvez commencer nâimporte oĂč. Vous plongez et vous vous dites Oh, je ne savais pas quâil avait Ă©crit ça, je ne savais pas quâil me parlait ». Ainsi, quand sa fille meurt, il est bouleversant, ce gĂ©ant⊠Ce gĂ©ant est bouleversant dans toutes les dimensions de notre humanitĂ© câest ça le rĂ©sumĂ© de lâaffaire. Câest comme Shakespeare, câest comme CervantĂšs, câest comme Diderot tous ces gens qui sont des univers, qui sont des trĂ©sors et qui sont des compagnons qui nous aident Ă vivre, qui nous aident Ă comprendre, qui nous aident Ă ĂȘtre plus grands et plus divers que nous. On parle de la biodiversitĂ©, mais la biodiversitĂ© il faut la mettre dans notre vie nous-mĂȘmes. On ne peut pas lutter contre ce dĂ©sastre qui est lâeffondrement de la biodiversitĂ© et ne pas en soi-mĂȘme ĂȘtre bio-divers ». Câest ça qui me frappe le plus cette contradiction entre le gĂ©ant et le grand frĂšre. Hugo est fraternel. Il a la passion de la fraternitĂ©. Il nây a pas besoin de Dieu pour ces gens-lĂ , lâhumanitĂ© suffit. Le fil info La Une Tous Voir tout le Fil info Sur le mĂȘme sujet Retrouvez grĂące au Soir, lâĆuvre immortelle et engagĂ©e dâun monument de la littĂ©rature. Aussi en Livres Lola Lafon rĂ©habilite Anne Frank Quand tu Ă©couteras cette chanson » est un dialogue entre deux Ă©crivaines, mĂȘme si lâune dâelles est morte en 1945. Lisez le premier chapitre. 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