🌑 Artiste Qui A Fait Scandale Avec Son Urinoir

ChristineSourgins, historienne de l’art et esprit indépendant, est notamment connue pour ce courageux essai réédité en 2018. Un essai critique sur ce que l’on nomme l’Art contemporain Plustôt ou plus tard, vous aurez besoin d’aide pour réussir ce jeu stimulant et notre site Web est là pour vous fournir des CodyCross Artiste qui a fait scandale avec son urinoir réponses et Cetteperformance fait partie d'un projet créé par un groupe d'artistes suisses qui s'intitule "Le Marathon de l'Art". Chaque année, et pour les 42 ans à venir, c'est un artiste différent qui Lartiste Bamba Ami Sarah, qui était invitée pour une prestation, a négativement marqué son passage. À la fin de sa prestation, ses deux danseurs se sont embrassés devant les enfants. Sur la toile, les internautes ont manifesté leur Notresite Web est le meilleur qui vous offre CodyCross Artiste qui a fait scandale avec son urinoir réponses et quelques informations supplémentaires comme des solutions et des astuces. Utilisez simplement cette page et vous passerez rapidement le niveau que vous avez bloqué dans le jeu CodyCross. En plus de ce jeu, Fanatee Games a aussi créé d'autres jeux non Lesœuvres présentent par exemple un pénis hyperréaliste, ou une variation sur le thème de l'urinoir, urine de l'artiste comprise. Dash Snow donne dans la provocation anti-flics avec la Miseau rebut, l’œuvre reste cachée derrière une cloison. Alors qu’on ignore toujours l’identité de l’envoyeur, deux personnes démissionnent du comité directeur en signe de protestation : le poète Walter Arensberg et son ami Marcel Duchamp, un jeune artiste français qui vient d’émigrer aux États-Unis pour fuir la Première Guerre mondiale. Le mois suivant, 12Avec quel artiste la sculptrice Camille Claudel entretint-elle une 55 Qui a fait scandale en 1917 avec son urinoir ? a. Marcel Duchamp c. Pablo Picasso b. René Magritte d. Andy Warholl 56 CodyCrossSolution pour ARTISTE QUI A FAIT SCANDALE AVEC SON URINOIRE de mots fléchés et mots croisés. Découvrez les bonnes réponses, synonymes et autres mots utiles. Outils Utiles. Wordle Mots Croisés Générateur d'Anagrammes Crée des mots avec les lettres que tu as à ta disposition Répondre Classement. Codycross ; Définitions du Jour; Les plus recherchés. Notresite Web est le meilleur qui vous offre CodyCross Artiste qui a fait scandale avec son urinoir réponses et quelques informations supplémentaires comme des solutions et des IntroductionEn l917 Marcel Duchamp arrive avec Fontaine sans savoir que cette œuvre va révolutionné la conception de l'art. Comment se fait-il qu'un objet pourtant si courant puisse créer un nouveau courant artistique ? II. Histoire de l'artiste La Fontaine (qui porte également le nom de L'Urinoir) est une oeuvre de Marcel Duchamp. C'était un artiste ArtisteQui A Fait Scandale Avec Son Urinoire Solution. Réponses mises à jour et vérifiées pour le niveau CodyCross Transports Groupe 110. Solution. Artiste qui a fait scandale avec son urinoire Solution . D U C H A M P. Ligne Protégeant La France De L'allemagne En 1928. Chien Anglais Trapu Aux Babines Pendantes . CodyCross Transports Groupe 110. Toutes les Cest pourquoi ce site web est fait pour – pour vous aider avec CodyCross Artiste qui a fait scandale avec son urinoir réponses, ainsi que des informations supplémentaires comme des Cest avec ces paroles et sur l’air de l’Ave Maria de Schubert que l’artiste Deborah de Robertis a prêté son visage à L’Origine du monde de Gustave Courbet. Et pas que son visage. La Unrestaurant Australien a été contraint de retirer ses urinoirs sous prétexte qu'ils sont misogynes. En forme de bouche avec de grosses lèvres rouges ces toilettes provoquent un petit scandale. YuNsioh. En détruisant "La Petite Fille au ballon rouge" en octobre 2018, l’une de ses œuvres les plus connues, Banksy a réalisé l’un des actes les plus marquants de l’histoire de l’art. Mais ce n’est pas la seule œuvre qui a suscité le scandale de l’opinion publique. Publié 27 juin 2021 à 19h36 Temps de lecture 3 min Si on ne parle plus que de cet artiste depuis, ce n’est pourtant pas le seul à avoir joué de la provocation dans l’histoire de l’art. Retour sur quelques-unes d'entre elles qui ont joué de la provoc'. 1. Le Jugement dernier de Michel-Ange Cette fresque de1541, bien connue du peintre Michel-Ange va susciter l'ire des autorités religieuses à l’époque. En cause, la profusion de figures nues, qui est vue comme une offensive dans un pareil lieu saint. Alors que pour les uns, il s’agira d’un chef d’œuvre absolu, pour d’autres, ce n’est qu’un scandaleux outrage. L’œuvre suscitera des réactions radicales allant jusqu’au désir de destruction. En 1564, après la mort de l’auteur, les figures furent recouvertes de vêtements sur ordre du Concile. 2. Le déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet Avec ce déjeuner vraiment pas comme les autres, Manet provoqua le scandale à l’époque et pour la première fois, en 1863, une rupture avec le classicisme. À l’époque ce tableau est considéré comme une vulgarité sans nom. D’une part, il est pointé du doigt par son décor jugé plat, sans volume et aux perspectives erronées. Aussi, si le nu féminin était admis dans la peinture, il l’était sous certaines conditions, dont ici, aucune n’est La Fontaine, le premier ready-made de Marcel DuchampEn 1917, Marcel Duchamp expose un urinoir inversé qu’il intitule Fontaine », une œuvre qui marquera la naissance de l’art contemporain. Et pour cause, c’était la première fois qu’un objet de la vie quotidienne était présenté comme une œuvre d’art. Lors d’une exposition à New York en 1917, il présente son simple urinoir qu'il appelle "The Fountain" et signe du pseudonyme R. Mutt. L'oeuvre fera scandale et sera refusée. Ce sera le premier Ready Made de Marcel Duchamp. 4. Merda d’artista de Piero Manzoni Influencé par les ready-made de Marcel Duchamp, Piero Manzoni réalise en 1961 ce qu’il intitulera merde d’artiste », autrement dit 90 boîtes de conserve en métal, censées contenir les excréments de l’artiste, étiquetées, numérotées et signées. Si on ne saura jamais ce que contenaient réellement ces boîtes, la spéculation financière, elle, allait bon train puisqu’une seule boîte se vendait au prix de euros. De l’or en boîte ! 5. Le carré blanc sur fond blanc de Malevitch Comme son nom l’indique, cette œuvre d’art de 1918 présentait un carré blanc sur un fond blanc. Appartenant au mouvement du suprématisme, cette œuvre est aujourd’hui considérée comme le premier monochrome de la peinture contemporaine. Mais à l’époque, aucun élément concret ne permet aux spectateurs de comprendre cette œuvre qui semble bien trop mystérieuse. 6. L’origine du monde de Gustave Courbet Ce tableau a tellement fait scandale qu’il a fallu attendre 25 ans après sa réalisation avant de le voir exposé en public. Un sexe féminin en gros plan serré, c’est sûr qu’à l’époque, il fallait oser. Alors qu’il était dissimulé pendant des années, le plus secret des tableaux du XIXe siècle sera finalement dévoilé et exposé au musée d'Orsay le 25 juin 1995. A lire aussi Dans l’atelier d’Antoni RSM, à Reims De la toile au street art, M. Oizif ne se repose jamais Florence Kutten, une artiste peintre et sculptrice rémoise Lire aussi Attention à certains objets qu’on laisse dans sa voiture en cas de canicule Un petit air de plage chez nos voisins belges ! À Reims Le Gabari Fest » sacre les arts graphiques A lire aussi Attention à certains objets qu’on laisse dans sa voiture en cas de canicule Un petit air de plage chez nos voisins belges ! À Reims Le Gabari Fest » sacre les arts graphiques Dossier Archi-fictonle projet fou de Jean-Philippe Thomas Dossier Archi-fictonle projet fou de Philippe Zulaïca V’room galerie livraison à domicile de nourriture spirituelle Voir plus d'articles Le Centre Pompidou célèbre avec une exposition le centenaire de l'urinoir de Marcel Duchamp. Dans le monde de l'art, c'était la première fois qu'un simple objet de la vie quotidienne était présenté comme une oeuvre d' y a 100 ans, en 1917, le monde vivait un basculement géopolitique avec la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Dans le monde de l'art également, il y eut une révolution. Cette année-là Marcel Duchamp réinvente l’urinoir. On est en plein mouvement anti-art et Dada. Fontain de Marcel Duchamp. Du "ready-made"L’artiste franco-américain Marcel Duchamp imagine le concept du "ready-made", que l’on peut traduire par "objet tout fait". Il présente une roue de bicyclette ou un porte-bouteille, les signe et décrète que ce sont des oeuvres d’art. Et puis, lors d’une exposition à New York, il présente un simple urinoir qu'il appelle "The Fountain" et signe du pseudonyme R. Mutt. L'oeuvre fait scandale et elle est disparaît, il n’en reste qu'une photo. Mais avec l’accord de Duchamp, de nombreuses répliques sont réalisées dans les années d'inspirationLa phrase de Marcel Duchamp "c’est le regardeur qui fait l’art" inspire évidemment les surréalistes, le pop art et l’art contemporain jusqu’à nos jours. Par exemple, l’artiste français Saâdane Afif qui collectionne depuis 2008 tout ce qui contient une reproduction de l’urinoir de Duchamp. Il déchire les pages et les encadre. Son projet est actuellement exposé au Centre Pompidou lire encadré.Et si l’an dernier, le plasticien italien Maurizio Cattelan a pu installer au Musée Guggenheim de New York un WC en or massif, c’est bien grâce à Duchamp. Selon certains, Marcel Duchamp est l’artiste le plus important du XXe siècle. Ce qui est sûr, c’est que comme le disait Magritte de sa pipe, ceci n’est pas un urinoir. Depuis 100 ans, c’est une oeuvre d’ Chyba/mcc 100 ans de Fontaine au Centre Pompidou Pour le centenaire de Fontaine 1917 de Marcel Duchamp, le Centre Pompidou présente The Fountain Archives, un projet que Saâdane Afif mène depuis 2008 autour de cette œuvre a rassemblé plusieurs centaines d’ouvrages de toutes natures, et en différentes langues, dans lesquels se trouvait une reproduction de l’urinoir, pour constituer deux ensembles les pages dans lesquelles figure Fontaine, arrachées à ces publications; les livres, amputés de ces pages. Une réflexion sur le rôle de l’image et du commentaire dans la diffusion d’une œuvre. Ainsi qu'en témoigne le film palme d'or de Cannes, l'expression art contemporain» suscite généralement des réflexions négatives on vous parle de Piss Christ, un crucifix immergé dans l'urine et le sang Andres Serrano, 1987, de Cloaca, la machine à caca Wil Delvoye, 2000, du doigt d'honneur en marbre de 11 mètres de haut intitulé Maurizio Cattelan, 2010 ou encore des photos pornos» de Jeff Koons et sa femme la Cicciolina 2008. L'énumération s'accompagne parfois d'une réflexion ironique sur cette manie des artistes à vouloir concurrencer Duchamp, mais en vain lorsque, en 1917, Marcel Duchamp achète un urinoir pour en faire un oeuvre d'art, qu'il signe au pinceau du nom de R. Mutt» et qu'il nomme Fontaine, il place d'emblée la barre très haut… Le chiotte chef d'oeuvre de l'art est un oxymoron», explique Alain Boton. Autrement dit quelque chose d'aussi absurde qu'une obscure clarté». Auteur de Marcel Duchamp par lui-même ou presque, Alain Boton signe dans le dernier numéro de la Revue du Mauss Religion, le retour ?, un article éclairant sur ce qu'est l'art contemporain au regard des religions. Intitulé L'Eros mimétique mis à nu par ses célibataires mêmes, cet article présente la grande vertu de n'être ni pour ni contre l'art contemporain, mais au-dessus de la mêlée, à une hauteur telle qu'on se sent brusquement beaucoup plus intelligent. Ca fait du l’urinoir de Duchamp symbolise-t-il l’art contemporain ? Partant du principe que ce qu'il appelle l'art moderne-contemporain commence vers 1850, Alain Boton entame ainsi son raisonnement Il est un motif qui façonne directement ou indirectement une grande partie des objets culturels que les modernes ont créé depuis 1850 à nos jours. C'est le motif refusé par les uns donc réhabilité par les autres. Il est le moteur de l'art dit d'avant-garde.» Pour Alain Boton, il est significatif que les oeuvres d'art, à partir du XIXe siècle, soient d'autant plus célèbres qu'elles ont été conspuées au début. Leur destin, d'une certaine manière, se rapproche de celui des martyrs sacrifiés par les uns, sacralisés par les autres. Ce mécanisme s'enclenche au XIXe siècle. Mais le premier artiste à en prendre conscience c'est Duchamp. Aux prémisses de sa découverte, il y a un scandale. En 1912, Marcel Duchamp se fait refuser un tableau au Salon des indépendants. L'année suivante, ce même tableau est exposé à New York lors de l'Armory Show, un événement mythique puisqu'il se donne pour but de faire connaître les avant-gardes européennes aux Etats-unis. L'exposition va de Corot à Picabia, en passant par Courbet, Gauguin, Munch ou Picasso, soit plus de mille oeuvres hautement séditieuses, parmi lesquelles celle de Duchamp suscite les réactions de rejet les plus stupeur et horripilementPhilippe Dagen raconte L'ex-président Theodore Roosevelt déclare sa désapprobation. La presse dénonce une opération au mieux immorale, au pire anarchiste - accusation sérieuse dans le contexte de l'époque. Ces articles font venir à l'Armory Show près de 300 000 visiteurs, dans une ambiance énervée. Parmi les œuvres qui cristallisent la colère, la palme revient au Nu descendant l'escalier n° 2, de Marcel Duchamp, qui avait été déjà écarté du Salon des indépendants de Paris l'année précédente. Pour le décrire, on parle d'une explosion dans une fabrique de tuiles» et les caricaturistes ne sont pas en reste.» Le scandale, cependant, fait la gloire de Duchamp à sa très grande surprise, le voilà invité à des cocktails mondains, prétextes pour l'élite new-yorkaise de se démarquer de la foule outragée des culs-terreux. Duchamp, alors, découvre ou croit découvrir dans l'art moderne tel qu'il s'est développé depuis le milieu du XIXe siècle une constante. Une constante qui lui semble si déterminante qu'il le nommera la loi de la pesanteur.» Cette loi peut être résumée ainsi Pour qu'un objet créé par un artiste devienne un chef-d'œuvre de l'art, il faut qu'il soit d'abord refusé par une majorité scandalisée de telle sorte qu'une minorité agissante puisse trouver un gain en termes d'amour-propre à réhabiliter l'artiste et son œuvre et ainsi se différencier des autres»».[ ]Quoi de plus contradictoire avec la notion de chef d’oeuvre qu’un… ? Pour vérifier la justesse de cette loi, Marcel Duchamp décide de la mettre à l'épreuve du réel. Le principe est le suivant n'importe quel objet peut devenir un chef d'oeuvre de l'art» s'il commence sa carrière par un refus ostensible. Marcel Duchamp choisit donc un objet totalement inadéquat pour devenir un chef d'oeuvre de l'art. Un urinoir», explique Alain Boton. Après quoi, Marcel Duchamp attend l'occasion de présenter cet urinoir dans les bonnes conditions, c'est-à-dire de telle sorte que son urinoir soit refusé. L'occasion se présentera en 1917 à New York lors d'une grande exposition appelé The Big Show.» Son urinoir, comme il s'y attendait, est refusé. La presse fait écho à l'affaire. S'agit-il d'un canular ? D'une mauvaise plaisanterie ? Ou d'une révolution de l'art ? Plusieurs décennies passent. L'urinoir qui, entre-temps a disparu et dont Duchamp fournit plusieurs répliques certifiées» devient l'oeuvre la plus controversée de l'art du XX siècle» Wikipedia. Lors de son inauguration sous les huées, en février 1977, le centre Pompidou présente une grande rétrospective Marcel Duchamp dont l'urinoir occupe la part centrale. L'art moderne et contemporain devient alors le champ par excellence de la guerre du bon goût. Chacun y va de son argument. Duchamp triomphe. Il avait donc raison !?L’expérience n’est concluante que si les intentions sont cachées aux cobayesPour Alain Boton, il est vital de comprendre que Duchamp n'est pas un artiste mais un chercheur en sciences humaines. Ses créations» ne sont pas des oeuvres, mais des expériences. Avec l'urinoir, Duchamp veut vérifier une théorie sur le fonctionnement de la société occidentale contemporaine. Pour bien montrer que c'est dans une véritable expérience qu'il se lance et pas dans une provocation, il va se tenir au plus près de la méthode de la science expérimentale qui commence toujours par la mise au point d'un protocole 1, le problème étant pour lui de garder ce protocole secret. En effet s'il venait à être connu, les comportements des milliers d'intervenants seraient définitivement biaisés et l'expérience annu­lée. Pour autant, il faut qu'en fin de parcours ce protocole apparaisse de telle sorte qu'on prenne acte de cette expérience et de son résul­tat.» Son protocole doit rester secret pour ne pas fausser l'expérience. En même temps, il doit être lisible à la fin de l'expérience, c'est-à-dire une fois l'urinoir devenu chef d'oeuvre de l'art. Pour concilier ces deux paramètres – cacher à ses contemporains et dévoiler la découverte aux générations futures–il créera La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, qu'on nomme aussi Le Grand Verre. Ce tableau, associé aux notes qui le décrivent, plus d'une centaine de pages, est le schémas fonctionnel du monde de l'art il décrit par quels mécanismes psychologiques et sociologiques une pissotière accède à la postérité.»Marcel Duchamp aurait codé» son protocole dans Le Grand VerreFier d'être celui qui, le premier, a découvert le pot aux roses, Alain Boton affirme qu'il a totalement décrypté La mariée mise à nu. La mariée, c'est notre société, dit-il, dont le moteur est le désir d'être unique. Dans notre société, dominée par l'impératif d'originalité et d'innovation, les individus sont tenus de se démarquer et pour cela tous les moyens sont bons afficher une sexualité différente», par exemple. Se distinguer par les vêtements. Ou prétendre qu'on aime ce que les autres trouvent vulgaire. Ainsi si aujourd'hui encore il est courant de penser que le désir d'innovation des artistes est la cause motrice de l'évolution de l'art moderne, et si les scandales sont considérés comme des consé­quences inévitables dues au conformisme de la masse, Duchamp par son expérience montre que c'est l'inverse le refus scandalisé par les uns qui conditionne la réhabilitation par les autres est la cause de cette évolution et l'innovation la conséquence.» Pour le dire plus clairement les objets d'art n'ont aucune valeur intrinsèque. Leur valeur dérive de leur capacité à susciter un débat. Ce sont des objets prétexte à disputes. L'art, dans ce contexte de compétition, n'est qu'un espace de lutte identitaire où chacun se positionne par rapport à l'autre. Notamment par l'indignation.» Certains s'indignent que Versailles accueille une exposition de Murakami. D'autres s'indignent que Murakami soit calomnié. L'oeuvre de Murakami n'est que le miroir où se mirent les uns et les et des couleurs Be yourself, express yourself, etcLe processus d'art moderne a pour principale fonction, pour ne pas dire pour seule fonction, de nous permettre de mettre en action nos jugements de goût afin de nous différencier.» Que les jugements ou l'oeuvre soient intéressants ne change rien à l'affaire. L'art n'est qu'un terrain de bataille discursif, chacun s'employant à défendre une oeuvre qui, en miroir, lui renvoie de lui-même une image valorisante celle d'un être qui se distingue des autres. Voilà pourquoi les oeuvres d'art ont tout intérêt à faire scandale. Mais, même aujourd'hui alors que le rôle dynamique du scandale dans l'art avant-gardiste est connu et reconnu», on continue de croire qu'il faut défendre des artistes parce qu'ils sont lapidés» par l'opinion publique ou bannis» par leur gouvernement. Alors qu'en réalité, ces oeuvres sont juste des éléments constitutifs de notre identité, identité que nous construisons en les défendant ou en les attaquant… Bien que l'enjeu de ces débats ne soient ni les oeuvres, ni les artistes, mais tout simplement notre amour-propre, il serait cependant inadéquat de s'en moquer. Duchamp lui-même n'avait probablement pas d'autre but que dévoiler la mécanique de notre système social lorsqu'il a créé» l'urinoir. Le résultat de son expérience, bien sûr, est vexant. Nous, les modernes, nous sommes donc capables par amour-propre de contempler un urinoir au Musée ?Le processus logique de l’art une machine qui tourne à videDès 1913, à peine âgé de 26 ans, Marcel Duchamp avait déjà prévu deux choses concernant notre société. Premièrement qu'elle canoniserait un urinoir comme les chrétiens ont divinisé un SDF. Deuxièmement, que cette logique exponentielle basée sur le désir de différenciation amènerait fatalement notre société à la crise que nous traversons en matière d'art, mais aussi de pensée et de croyance. A quoi bon s'illusionner ? Ainsi que l'explique Alain Boton, en termes drôlatiques, Marcel Duchamp a vu avant les autres que le processus mécanique de rupture ne pouvait qu'amener une crise prévisible. Dans une démarche très socratique ou très aïkido, il n'aura fait que canaliser ce processus vers une aberration visible, un chiotte au firmament de l'art d'une époque.» En 1992, Nathalie Heinich, avait déjà –dans La Gloire de Van Gogh, Essai d'anthropologie de l'admiration– postulé que l'objet d'art n'était qu'un moyen de se démarquer des autres. En 1998, Pierre Bourdieu l'avait à son tour noté dans Les Règles de l'art les oeuvres sont des prétextes qui nous permettent de nous livrer à la seule activité qui nous motive vraiment, la seule activité qui sous-tend toute l'agitation du monde moderne, à savoir la recherche individuelle d'une identité différenciée. Et maintenant ? Nous sommes, en 2017, toujours accros à cette forme d'addiction qu'est le fait de prendre parti pour/contre une oeuvre. La présence dans l'oeuvre d'urine ou de sperme donne, semble-t-il, au jeu plus d' contemporain et l’illusion narcissiqueL'expérience de Duchamp démontre les capacités extraordinairement hallucinogènes de l'amour-propre dans le jugement de goût, capable de remplir un urinoir de toutes sortes de qualités, toutes plus raffinées les unes que les autres». Il serait peut-être temps d'ouvrir les yeux… Si l'oeuvre de Duchamp a quelque chose à nous apprendre, maintenant, c'est d'en finir avec les faux débats et prendre un peu de hauteur par rapport à ce qui motive nos indignations»… J'insiste sur le fait que c'est uniquement en situant les intentions de Duchamp au niveau spirituel élevé qu'est l'ironie socratique qu'on peut tirer bénéfice de son expérimentation, conclue Alain Boton lors d'une conférence en ligne ici. L'ironisme d'affirmation comme Duchamp appelait sa méthode n'a pas pour but la dénonciation du snobisme des autres, mais de permettre à l'homme moderne de se comprendre lui-même.» Autrement dit regardez-vous dans l'urinoir. Que voyez-vous ? Et si c'était le désir éperdu d'être comme lui, un objet manufacturé mais unique ?.A LIRE L'Eros mimétique mis à nu par ses célibataires mêmes, d'Alain Boton, dans Revue du MAUSS, n° 49, Religion. Le retour ? Entre violence, marché et politique », dirigé par Alain Caillé, Philippe Chanial et François Gauthier, 2017, Paris, La LIRE AUSSI Marcel Duchamp par lui-même ou presque, d'Alain Boton, Editions Fage, de la futilité, d'Alain Boton, Journal des anthropologues, Duchamp, artiste ou anthropologue ?, d'Alain Boton, dans Revue du MAUSS, Règles de l'art, de Pierre Bourdieu Paris, Seuil, coll. Sciences humaines, Gloire de Van Gogh, Essai d'anthropologie de l'admiration, de Nathalie Heinich, Paris, Minuit, 1 Protocole étant donnés ceci-cela, si je fais ci et ça, il devra se passer et ça». Si la prédiction se révèle exacte cela valide la Philip Colbert with Marcel Duchamp asamuse . Marcel Duchamp, Fountain, 1917, porcelain. Philip Colbert for The Rodnik Band. Chers fans de CodyCross Mots Croisés bienvenue sur notre site Vous trouverez la réponse à la question Artiste qui a fait scandale avec son urinoir . Cliquez sur le niveau requis dans la liste de cette page et nous n’ouvrirons ici que les réponses correctes à CodyCross Transports. Téléchargez ce jeu sur votre smartphone et faites exploser votre cerveau. Cette page de réponses vous aidera à passer le niveau nécessaire rapidement à tout moment. Ci-dessous vous trouvez la réponse pour Artiste qui a fait scandale avec son urinoir Artiste qui a fait scandale avec son urinoir Solution DUCHAMP Les autres questions que vous pouvez trouver ici CodyCross Transports Groupe 110 Grille 2 Solution et Réponse.

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