đ Casque Maintien De L Ordre Police Nationale
9000 ⏠TTC Produit épuisé Etre alerté Description Dénomination : Casque Maintien de l'ordre - Pare-balles G1 (Gallet 4000). Destiné à la gendarmerie et à la police nationale. Coiffe du type F1 - série 1 en polyamide garni de cuir, avec
FondĂ©een 1941, lâĂcole nationale supĂ©rieure de la police sâest adaptĂ©e pour former les futurs commissaires et officiers aux exigences du terrain comme aux enjeux de lâĂ©poque. Une
Lemaintien de lâordre public appartient aux unitĂ©s composant la force publique, comme les compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ© (CRS), les compagnies ou sections dâintervention (CI ou SI), les compagnies de sĂ©curisation (CS), les unitĂ©s de voie publique et unitĂ©s mobiles dâintervention et de protection.. Les missions d'un policier en maintien de l'ordre sont de :
Maintiende l'ordre; Protection feu; défense Goodies; police municipale. Recherche. OK. RETOUR ACCUEIL. BOUC. POLY. 1200X550X4MM V2. REF. 055043. 120.00⏠TTC Casque MO avec visiÚre et protÚge-nuque. REF. 016358. 148.51⏠TTC Gilet tactique EXO³ pare-coups non ignifugé . REF. 014519. 298.00⏠TTC JambiÚres pare-coups EXO³ . REF. 014520.
MO6002B. Casque destinĂ© aux missions de maintien de lâordre et de maĂźtrise des foules de la Police Nationale AlgĂ©rienne, avec risques de coups, de jets de projectiles. Type : MatiĂšre ABS Retard flame Ă©paisseur et surface lisse. Forme : Semi enveloppante avec joint de bord noir. Deux aĂ©rateurs latĂ©raux facilitant lâaudition et 3
Durantla période à l'examen, la MANUTO a continué d'assurer le maintien de l'ordre tout en appuyant le développement de la Police nationale du Timor oriental. Significant impediments have also been presented by the slow provision of basic equipment and resources necessary to carry out executive policing functions. En outre, la lenteur avec laquelle étaient fournis le
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LesCRS sont un des Ă©lĂ©ments de la force publique composĂ© dâunitĂ©s mobiles de police placĂ©es sous lâautoritĂ© du ministre de lâintĂ©rieur. Elles constituent une direction active de la police nationale. Elles sont spĂ©cialisĂ©es dans le maintien et le rĂ©tablissement de lâordre public sur lâensemble du territoire.
Destinéaux forces de la Gendarmerie Nationale, pour le maintien de l'ordre. Caractéristique : modification des casques homonymes de l'Armée de terre. Coiffe assurée par sous-casque de couleur bleu marine. Jugulaire en toile bleue pour le Mle 51 et spéciale en cuir noir pour le Mle 56/70. Camouflage par couvre-casque spécifique kaki clair.
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Cest ce qui ressort du dĂ©cret signĂ© le 09 aoĂ»t dernier, par le prĂ©sident de la rĂ©publique Paul BIYA. Un dĂ©cret contenant 34 articles rĂ©partis en sept chapitres, fixant les modalitĂ©s dâexercice de la police municipale. Le premier chapitre, consacrĂ© aux dispositions gĂ©nĂ©rales, dĂ©finit la police municipale qui sâexerce entre 6 heures et 18 heures,
Descriptiondu produit Casque police maintien de l'ordre datant des années 1960. Marquage "PETIT COLIN 1962". Toutes les jugulaires sont présentes et en trÚs bon état. Nom de son ancien propriétaire à l'intérieur. Insigne police sur le casque en trÚs bon état, belle patine. VisÚre de protection sans la bande élastique (caoutchou
y7Y1. Prix de réserve Le Prix de réserve est déterminé par le vendeur lors de la mise en vente de son objet. Il correspond au prix en deça duquel le vendeur ne souhaite pas vendre son objet. Par définition, le prix de réserve n'est pas porté à la connaissance des acheteurs potentiels. En tant qu'acheteur, vous devez donc enchérir jusqu'à dépasser le prix de réserve afin de pouvoir remporter l'objet. La livraison par Mondial Relay n'est possible qu'en cas de paiement par Carte Bleue ou livraison Colissimo par NaturaBuy n'est possible qu'en cas de paiement par Carte Bleue ou moyen d'expédition des armes constaté chez ce calculé sur ses expéditions des 30 derniers jours, aprÚs confirmation du moyen d'expédition constaté chez ce vendeur sur ce type de calculé sur ses expéditions des 30 derniers jours aprÚs, confirmation du de réponse moyen constaté sur les questions poséesà ce vendeur sur les 30 derniers jours.
ï»żAller au menu Aller au contenu principal Vous ĂȘtes ici Accueil MĂ©tiers Policier en maintien de lŐordre Missions Assurer le maintien de lâordre public et son rĂ©tablissement si nĂ©cessaire ; assurer les missions propres de surveillance et de protection des personnes et des biens ; concourir, avec les effectifs de la direction centrale de sĂ©curitĂ© publique DCSP, Ă la lutte contre les violences urbaines ; participer Ă la lutte contre le terrorisme et intervenir sur des actions de tuerie de masse et actes terroristes ; porter aide et assistance aux populations en cas de sinistres graves. ConfĂ©rence depuis le salon du lycĂ©en et de l'Ă©tudiant 2022 sur le mĂ©tier de CRS ; Conditions d'accĂšs Tous policiers gradĂ©s et gardiens de la paix, officiers et commissaires. Choix de poste en sortie dâĂ©cole de police. Dans le cadre de mutation interne, sur proposition de vacance de postes. SĂ©lection Jury dâentretien, si mutation interne. Formation DĂšs la prise de poste, le policier bĂ©nĂ©ficie de formations spĂ©cifiques aux diffĂ©rents usages dâarmements collectifs, de matĂ©riels adaptĂ©s Ă la gestion de foule.
Un gendarme Ă Sivens, le 12 septembre 2014 - REMY GABALDA/AFP Lorsque Bernard Cazeneuve annonce lâinterdiction dĂ©finitive » des grenades offensives, dont lâusage a Ă©tĂ© suspendu aprĂšs la mort de RĂ©mi Fraisse, policiers et gendarmes manifestent leur dĂ©sarroi. Les premiers, par lâintermĂ©diaire de leurs syndicats, se montrent inquiets des consĂ©quences incertaines » de cette dĂ©cision. Pourtant, ils ne disposent pas de grenades offensives seuls les gendarmes en sont dotĂ©s. Ces derniers, via lâUnion des personnels en retraite, ont lancĂ© une pĂ©tition dans un journal spĂ©cialisĂ©, demandant des moyens de substitution fiables » pour remplacer les grenades La suite aprĂšs la publicitĂ© Pas de faute professionnelle Mardi, le ministĂšre de l'IntĂ©rieur a rendu public le rapport d'enquĂȘte administrative rĂ©alisĂ© par l'Inspection gĂ©nĂ©rale de la gendarmerie nationale IGGN suite au dĂ©cĂšs de RĂ©mi Fraisse en octobre Ă Sivens. Le mĂȘme jour, le gĂ©nĂ©ral Pierre Renault, chef de l'IGGN, est venu prĂ©senter ses conclusions Ă la commission des lois de l'AssemblĂ©e nationale les gendarmes n'ont commis aucune faute professionnelle. Dans ces manifestations violentes, de plus en plus frĂ©quentes, autorisĂ©es ou non, le plus souvent les grenades lacrymogĂšnes ne suffisent pas. Et si les gendarmes ne disposent pas dâOF [grenades offensives, ndlr], le corps Ă corps devient inĂ©vitable, et beaucoup plus dangereux, aussi bien pour les forces de lâordre que pour les casseurs, dâailleurs. » Sans grenades offensives, les forces de lâordre seront-elles dĂ©munies ? AcculĂ©es soit Ă donner des coups de matraque, soit Ă tirer sur la foule Ă©meutiĂšre ? Sur le long terme, le dĂ©veloppement des moyens de force intermĂ©diaires » utilisĂ©s en France pour maintenir lâordre rend cette alternative hautement improbable. Maintenir Ă distance Certes, la grenade offensive sort du rĂ©pertoire des armes disponibles, mais il en reste bien dâautres. Fortes dâune expĂ©rience accumulĂ©e sur plus dâun siĂšcle, la police et la gendarmerie bĂ©nĂ©ficient Ă la fois dâune professionnalisation constante, dâune meilleure organisation, de stratĂ©gies plus abouties et dâun Ă©quipement de plus en plus protecteur. Le site de la police nationale prĂ©sente lâessentiel des outils disponibles Les moyens matĂ©riels individuels et collectifs utilisĂ©s lors de maintien de lâordre dit âMOâ sont les casques, bĂątons de dĂ©fense de police Ă poignĂ©e latĂ©rale dit tonfa, boucliers, fusils lance-grenades, grenades lacrymogĂšnes, canons lanceurs dâeau, tracteurs anti-barricade, dispositifs de barrages de ponts utilisĂ©s en cas dâimportantes manifestations et sur ordre de la hiĂ©rarchie encadrant le dispositif. » La doctrine est la mĂȘme depuis la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle maintenir les manifestants Ă distance, Ă©viter de tuer et le plus possible de blesser. Les armes dĂ©fensives et offensives conçues pour y parvenir ont une histoire, et les Ă©vĂ©nements trĂšs rĂ©cents mĂ©ritent de prendre un peu de recul. 11921-1944 Armes Ă feu, corps Ă corps et lacrymogĂšnesLa suite aprĂšs la publicitĂ© Le maintien de lâordre, explique Fabien Jobard, directeur de recherche au au CNRS, affectĂ© au Centre Marc-Bloch, est une affaire dâadaptation et de rĂ©action » permanentes. Sur des images de la fin du XIXe et du dĂ©but du XXe siĂšcle, on voit les femmes et les enfants en premiĂšre lignes dans les manifestations ouvriĂšres. Ils sont envoyĂ©s en avant pour dissuader les forces de lâordre de frapper et de tirer. A la mĂȘme Ă©poque, Ă Paris, le chef de la police Emile Mouquin empĂȘche les rassemblements en faisant tourner des chevaux tout autour de la place, pour bloquer le passage des ouvriers. JusquâĂ ce que ceux-ci sortent des couteaux et coupent les jarrets des chevaux. » Dans un ouvrage de rĂ©fĂ©rence, Maintenir lâordre » Presses de Sciences-Po, 1996, le chercheur en sociologie politique Patrick Bruneteaux situe les origines du maintien de lâordre contemporain en 1921, annĂ©e de crĂ©ation des pelotons de gendarmerie mobile » transformĂ©s par la suite en garde rĂ©publicaine mobile » les ancĂȘtres des gendarmes mobiles dĂ©ployĂ©s dans la forĂȘt de Sivens. Entre le milieu des annĂ©es 20 et le courant des annĂ©es 30 se constitue, Ă lâinitiative des officiers de la garde rĂ©publicaine mobile, un ensemble de dispositions Ă lâĂ©gard des manifestants et une technologie de canalisation des groupes mobilisĂ©s dans la rue. » Patrick Bruneteaux dĂ©crit une pĂ©riode pendant laquelle lâusage des armes Ă feu devient marginal, alors que lâengagement physique des forces de lâordre croĂźt, parfois avec les moyens du bord renvoi de projectiles lancĂ©s par les manifestants, coups de ceinturon ou de planches trouvĂ©es sur place, poings dans la suite aprĂšs la publicitĂ© Les policiers et gendarmes ont aussi diffĂ©rents types de matraques, plus ou moins longues, dont les cĂ©lĂšbres bidules » des compagnies dâintervention parisiennes dans les annĂ©es 50. Les outils du maintien de lâordre, 1880-1990 - Patrick Bruneteaux/Presses de Sciences-Po Si, encore, ils avaient eu leur mousqueton... » Les moyens de force intermĂ©diaire » sont alors quasi inexistants, comme le montre le compte-rendu dâun colonel citĂ© dans le livre. Il revient sur la manifestation antiparlementaire du 6 fĂ©vrier 1934 Les forces rĂ©unies Ă©taient insuffisantes. Cette constatation explique lâemploi malheureux des armes par quelques hommes de la garde mobile qui, sans autre moyen de dĂ©fense que leurs mains, en prĂ©sence dâune masse rĂ©solue de plusieurs milliers de manifestants, se voyaient menacĂ©s. Si, encore, ils avaient eu leur mousqueton [une carabine de gendarmerie, ndlr], comme il est prescrit par lâinstruction du 1er aoĂ»t 1930, il est infiniment probable, certain mĂȘme, que le recours Ă lâemploi des armes eĂ»t Ă©tĂ© Ă©vitĂ©. » Dans lâentre-deux-guerres, explique Fabien Jobard, le gaz lacrymogĂšne reprĂ©sente une innovation technique majeure Ă laquelle tout le monde rĂ©flĂ©chit » sans pour autant lâadopter. Si le gaz, en aĂ©rosol ou en grenades, permet de tenir Ă distance une foule sans tuer », il est associĂ© au traumatisme des armes chimiques employĂ©es pendant la PremiĂšre Guerre mondiale. Les militaires sont rĂ©ticents. 21945-1968 Canons Ă eau et grenades offensivesLa suite aprĂšs la publicitĂ© A la LibĂ©ration, les gendarmes mobiles doivent cohabiter avec une nouvelle force les Compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ© CRS. Comme le rappelle le journaliste David Dufresne dans son livre Maintien de lâordre » Hachette, 2007, la police revient dans le jeu Les grandes grĂšves insurrectionnelles de 1947 vont permettre aux CRS de sâimposer comme force principale de maintien de lâordre. Pour la premiĂšre fois, on utilise des gaz lacrymogĂšnes Ă titre expĂ©rimental. » Leur usage se gĂ©nĂ©ralise rapidement, mĂȘme si Ă lâĂ©poque, les gaz sont considĂ©rĂ©s comme le dernier recours avant lâarme Ă feu. Des engins lanceurs les ancĂȘtres des lanceurs Cougar » permettent dâadministrer les lacrymos Ă distance, sans utiliser de grenades Ă main. Câest aussi pendant ces grĂšves insurrectionnelles quâapparaissent les premiĂšres grenades offensives, utilisĂ©es jusquâĂ la mort dâun manifestant en 1977 puis suspendues et rĂ©introduites Ă une date introuvable dans le rĂ©pertoire du maintien de lâ suite aprĂšs la publicitĂ© Les lances Ă incendie des pompiers ParticularitĂ© parisienne, des canons Ă eau sont utilisĂ©s dĂšs les annĂ©es 50. La prĂ©fecture de police dĂ©veloppe alors ses propres engins, montĂ©s sur des camions, pour mouiller et repousser les manifestants. Les canons Ă eau remplacent les lances Ă incendies, actionnĂ©es contre les Ă©meutiers avec le concours des pompiers depuis les annĂ©es 30. Des policiers lancent des grenades lacrymogĂšnes Ă Paris, pendant la Nuit des barricades, le 10 mai 1968 - SIPAHIOGLU/SIPA Fabien Jobard rappelle que les canons Ă eau ont servi en 1968, citant un rapport de la police parisienne au prĂ©fet sur la journĂ©e du 9 juillet Violemment prises Ă partie, les formations, sur lesquelles pleuvent pavĂ©s et projectiles les plus divers, maintiennent difficilement Ă distance les manifestants Ă lâaide de grenades lacrymogĂšnes et engins lanceurs dâeau. » Depuis, explique le chercheur, les canons Ă eau ont Ă©tĂ© dĂ©criĂ©s comme disproportionnĂ©s », notamment quand le gouvernement Rocard sâen sert contre une manifestation dâinfirmiĂšres, en suite aprĂšs la publicitĂ© Ces engins sont tout de mĂȘme prĂ©positionnĂ©s pour dissuader » sur le trajet des contre-sommets ou dâautres manifs qui sâannoncent chaudes » mais leur emploi reste tout Ă fait exceptionnel », expliquait le ministĂšre de lâIntĂ©rieur en 2012, contrairement Ă dâautres pays europĂ©ens. Ces derniĂšres annĂ©es, ils ont tout de mĂȘme Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă plusieurs reprises, par exemple contre des manifestants anti-CPE Ă Paris 2006 et anti-Otan Ă Strasbourg 2009. Depuis 2011, les CRS en sont dotĂ©s. Ils en ont fait usage le mois dernier Ă Toulouse, contre une manifestation en hommage Ă RĂ©mi Fraisse. Mais examiner les armes ne doit pas faire oublier que les Ă©volutions techniques sâaccompagnent toujours dâun perfectionnement stratĂ©gique et dâune rĂ©flexion sur les situations auxquelles police et gendarmerie sont confrontĂ©es. Entre 1945 et la fin des annĂ©es 60, Ă©crit Patrick Berteneaux, les forces de lâordre cogitent Outre des attitudes de retenue, elles mettent au point des procĂ©dures et des outils dâintervention qui ont pour fonction premiĂšre de retarder le moment de la charge et dâĂ©viter, par ailleurs, les contacts avec les manifestants. [...] Dans les Etats dĂ©mocratiques pacifiĂ©s, lâintĂ©gritĂ© physique des citoyens est mieux garantie. Les seuils de perception de la violence sâabaissent. » 31968-90 Le perfectionnement des techniquesLa suite aprĂšs la publicitĂ© AprĂšs Mai 68, explique Fabien Jobard, les techniques de maintien de lâordre se figent, sans innovation trĂšs forte. On entre dans une Ăšre de perfectionnement » et de rĂ©flexion sur la gradation des moyens. La gendarmerie sâengage dans un mouvement dâunification des doctrines et des pratiques », et ouvre en 1969 le Centre national dâentraĂźnement de Saint-Astier, oĂč les gendarmes sont formĂ©s aux affrontements urbains dans la ville fantoche Cigaville. Il y a dâailleurs une certaine rĂ©sistance des escadrons Ă cette unification, et câest aprĂšs la mort de Vital Michalon en 1977 [tuĂ© par une grenade offensive lors dâune manifestation antinuclĂ©aire, ndlr] que Saint-Astier est vĂ©ritablement imposĂ©. » Dans cette pĂ©riode dâamĂ©lioration des techniques existantes, lâouvrage de Patrick Bruneteaux souligne toutefois une nouveautĂ© de taille » La suite aprĂšs la publicitĂ© Les forces de lâordre travaillent une apparence de âduretĂ©â afin de faire fuir âpsychologiquementâ les contestataires avant toute agression des sens. » LibĂ©ration dĂ©crit le look dĂ©calĂ© des CRS en 1968 En chemise-cravate avec pantalon de drap, chaussures, guĂȘtres de cuir, casque lourd de lâarmĂ©e sous une pluie de pavĂ©s et de projectiles en tout genre ». Juste aprĂšs, leur tenue Ă©volue et leur corps se couvre de matĂ©riaux plus protecteurs Les premiĂšres visiĂšres en plexiglas fixĂ©es aux casques apparaissent au dĂ©but des annĂ©es 70. Des manchons en tissu sont utilisĂ©s pour se protĂ©ger les avant-bras. Les boucliers rectangulaires remplacent les boucliers ronds qui faisaient ressembler les CRS Ă des centuries romaines. » Avec les progrĂšs de la chimie et la volontĂ© de rationaliser lâusage des armes, les grenades lacrymogĂšnes se diversifient et se perfectionnent. La teneur en gaz passe de 1,5 Ă 7% », Ă©crit David Dufresne dans son livre. Des policiers lancent des gaz lacrymogĂšnes Ă Strasbourg lors du 60e anniversaire de lâOtan, le 3 avril 2009 - ALFRED/SIPA 4Depuis les annĂ©es 90 Armes non lĂ©tales » et judiciarisation La suite aprĂšs la publicitĂ© Trois semaines aprĂšs la mort de RĂ©mi Fraisse, lâIGGN et lâIGPN rendent un rapport commun, dans lequel ils rĂ©sument en une phrase lâĂ©tat de la doctrine actuelle en maintien de lâordre Le renforcement de la gradation des rĂ©ponses par une variĂ©tĂ© plus importante des moyens est un facteur concourant Ă la maĂźtrise de la situation. » En clair, il faut donner aux policiers et gendarmes un Ă©ventail dâarmes suffisamment Ă©tendu pour quâils puissent agir de la maniĂšre la plus adaptĂ©e possible en fonction du contexte. David Dufresne a observĂ© lâentrĂ©e de ces nouveaux moyens de force intermĂ©diaire » dans le rĂ©pertoire du maintien de lâordre, ces vingt derniĂšres annĂ©es la gĂ©nĂ©ralisation du flashball, sur laquelle il a rĂ©alisĂ© une appli, et dâautres armes. Il commente Quand la police des polices sâest efforcĂ©e Ă changer le vocabulaire de âarmes non lĂ©talesâ en âarmes Ă lĂ©talitĂ© rĂ©duiteâ, on a tous ri. On avait tort. Ce que les mots disent, câest quâon a donnĂ© Ă la police les moyens de blesser lĂ©galement. Depuis, les chiffres de mains arrachĂ©es ou dâyeux perdus ont explosĂ©. » 2002-2008 les lanceurs de balles de dĂ©fense Le flashball, introduit dĂšs 1995 dans certaines unitĂ©s spĂ©cialisĂ©es de la police nationale dont les BAC, se dĂ©ploie progressivement Ă partir de 2002. Au dĂ©part destinĂ© aux nouvelles formes de criminalitĂ© » puis aux quartiers difficiles », il concerne le dĂ©lit dâattroupement » Ă partir de 2008 et sâĂ©tend donc Ă certaines manifestations non dĂ©clarĂ©es ou aux rassemblements qui perdurent aprĂšs lâordre de suite aprĂšs la publicitĂ© DĂšs la phase dâexpĂ©rimentation, des manifestants sont gravement blessĂ©s au visage par cette arme. En 2013, le DĂ©fenseur des droits critique lâimprĂ©cision des tirs de flashball, prĂ©vus pour viser de 7 Ă 15 mĂštres mais sujet Ă une marge dâerreur importante. Son rapport recommande de ne pas utiliser le flashball superpro [le modĂšle en circulation, ndlr] lors de manifestations sur la voie publique, hors les cas trĂšs exceptionnels quâil conviendrait de dĂ©finir trĂšs strictement ». Un policier Ă©quipĂ© dâun lanceur de balles de dĂ©fense Ă Strasbourg, le 4 novembre 2009 - PATRICK HERTZOG/AFP Contrairement Ă une idĂ©e reçue, lâusage du flashball a tendance Ă dĂ©cliner au profit de son grand frĂšre », le lanceur de balles de dĂ©fense LBD 40. Avec sa portĂ©e utile de 10 Ă 50 mĂštres, il permet de mieux viser et de tirer de plus loin. ExpĂ©rimentĂ© depuis 2007, le LBD pourrait bientĂŽt remplacer le flashball dans lâarsenal de maintien de lâordre, notamment si des amĂ©liorations techniques offrent la possibilitĂ© de le charger aussi avec des munitions Ă courte portĂ©e. Pour David Dufresne, la dĂ©cision la plus grave, si lâon regarde la logique de la âdoctrine du maintien de lâordre Ă la françaiseâ, est de demander aux gendarmes mobiles et aux CRS de viser Ă nouveau la foule, avec le flashball, par exemple. Tirer en lâair une grenade lacrymo ou viser Ă hauteur dâhommes, câest une diffĂ©rence majeure ». A ce jour, lâusage du LBD est encadrĂ© par une circulaire de septembre 2014, commune Ă la police et la gendarmerie La suite aprĂšs la publicitĂ© Le LBD de 40 mm peut ĂȘtre employĂ© lors dâun attroupement mentionnĂ© Ă lâarticle 431-3 du code pĂ©nal, en cas de violences ou voies de fait commises Ă lâencontre des forces de lâordre ou si elles ne peuvent dĂ©fendre autrement le terrain quâelles occupent, sans quâil soit fait usage des sommations. » 2004 les grenades de dĂ©sencerclement Depuis 2004, la police et la gendarmerie disposent aussi de grenades de dĂ©sencerclement ou DMP » un cylindre contenant 18 plots en caoutchouc qui se dispersent dans toutes les directions au moment du dĂ©clenchement de la charge pyrotechnique par un bouchon allumeur en mĂ©tal ». La circulaire consacrĂ©e Ă la grenade de dĂ©sencerclement prĂ©cise son cadre dâemploi, en situation de violences urbaines ou de maintien de lâordre public », pour dĂ©stabiliser un groupe dâagresseurs et de se dĂ©gager en dispersant le groupe hostile auquel elles sont confrontĂ©es ». Elle doit ĂȘtre lancĂ©e au ras du sol, sauf quand lâintĂ©gritĂ© physique du lanceur est directement menacĂ©e. Pas de Taser en maintien de lâordre Dans le mĂȘme rapport de 2013, le DĂ©fenseur des droits sâinquiĂ©tait dâune imprĂ©cision au sujet du pistolet Ă impulsion Ă©lectrique PIE, dit Taser une marque dĂ©posĂ©e, en dotation dans les services de police et de gendarmerie sept ans auparavant Pour les militaires de la gendarmerie, lâemploi du PIE est interdit dans les opĂ©rations de maintien de lâordre, et par consĂ©quent lors des opĂ©rations de dispersion dâun attroupement ou dâune manifestation. Cette interdiction nâexiste pas en tant que telle concernant les policiers, la note de 2012 se limitant Ă prĂ©coniser de prendre en compte les consĂ©quences possibles de lâusage de lâarme sur les personnes se trouvant Ă proximitĂ© de la personne visĂ©e, ânotamment en cas de foule ou de prĂ©sence dâenfantsâ. » Oublie rĂ©parĂ© en septembre, comme le souligne le rapport commun de lâIGGN et de lâIGPN Le PIE fait lâobjet dâune interdiction dâemploi en maintien de lâordre dans les deux forces. » Le Taser est dĂ©sormais explicitement rĂ©servĂ© aux cas de lĂ©gitime dĂ©fense, de rĂ©sistance Ă une interpellation et Ă lâĂ©tat de nĂ©cessitĂ© une notion juridique bien prĂ©cise.La suite aprĂšs la publicitĂ© En parallĂšle, le dispositif du maintien de lâordre connaĂźt un changement de fond, depuis les annĂ©es 90, que rĂ©sume David Dufresne A la police de maintien de lâordre, le politique a demandĂ© au fil des annĂ©es dâagir aussi en bras armĂ© du judiciaire. Autrement dit de ne plus seulement contenir la foule, mais participer directement ou indirectement Ă des interpellations. Sarkozy a notamment renforcĂ© cette demande lors des manifs anti-CPE, mais il nâa fait que durcir une tendance qui, depuis, nâa cessĂ© de sâamplifie. » Et les manifestants ? Sur les armes proprement dites, la gendarmerie et la police disposent donc de bĂątons de dĂ©fense Ă poignĂ©e perpendiculaire ou tonfas », arrivĂ©s des Etats-Unis Ă lâaube du XXIe siĂšcle, en plus des traditionnelles matraques ; de gaz lacrymogĂšne en aĂ©rosol ; de tout une gamme de grenades lacrymogĂšnes et fumigĂšnes, Ă main ou Ă lanceurs, comprenant les grenades assourdissantes » ; de canons Ă eau ; de grenades de dĂ©sencerclement ; de lanceurs de balles de dĂ©fense ; de matĂ©riel dĂ©fensif renforcĂ©. Et les manifestants, sont-ils davantage armĂ©s ? En 1952, une manifestation communiste contre la venue Ă Paris du gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain Matthew Ridgway fait 372 blessĂ©s parmi les forces de lâordre, dont 17 griĂšvement, dâaprĂšs les chiffres de la chercheuse Danielle Tartakowsky. Du cĂŽtĂ© des manifestants, on compte un mort et des dizaines de blessĂ©s. Les annĂ©es 70 nâont pas Ă©tĂ© de tout repos non plus et il est difficile dâimaginer quâaujourdâhui, comme lâaffirme la pĂ©tition des gendarmes citĂ©e plus haut, les manifestations violentes sont de plus en plus frĂ©quentes ».La suite aprĂšs la publicitĂ© Sur le long terme, le niveau de violence a considĂ©rablement baissĂ© », confirme Fabien Jobard, agacĂ© par lâemploi de lâexpression violences extrĂȘmes » Ă tout bout de champ, y compris quand aucun blessĂ© nâest Ă dĂ©plorer du cĂŽtĂ© des forces de lâordre Hormis les Ă©meutes urbaines, qui par dĂ©finition ne sont pas annoncĂ©es par avance et ne permettent pas les mĂȘmes dispositifs policiers, les manifestations de ces derniĂšres annĂ©es ne signalent pas de radicalisation ou de rupture. Des groupes radicaux ? Que lâon songe aux annĂ©es 70 et aux autonomes des annĂ©es 80, sans compter les affrontements, par exemple, entre fractions iraniennes Ă la fin des annĂ©es 70⊠Des moyens offensifs ? Que lâon songe aux viticulteurs, aux dockers, aux sapeurs-pompiers, aux agriculteurs ce sont prĂ©cisĂ©ment les situations auxquelles les gendarmes sâentraĂźnent et pour lesquelles ils disposent des armes adĂ©quates. LâĂ©lĂ©ment crucial concernant Sivens est lâexact recensement des moyens offensifs employĂ©s par les protestataires, sur toute la durĂ©e du conflit, et dans la nuit du 25 au 26 octobre. La situation Ă©tait, peut-on lire, âcritiqueâ. A quel degrĂ© ? » De lâintĂ©rĂȘt de remettre les choses en perspectives.
Domaines IntĂ©rieurDate de signature 17/09/2020 Date de mise en ligne 28/09/2020 MinistĂšres dĂ©posants INT - IntĂ©rieurRĂSUMĂSchĂ©ma national du maintien de l'ordreNOMBRE D'ANNEXES0 annexesNOR INTK2023917JAUTEURM. le ministre de l'intĂ©rieurDESTINATAIRESMonsieur le prĂ©fet de police ; Mesdames et Messieurs les prĂ©fets de dĂ©partement ; Monsieur le prĂ©fet de police des Bouches-du-RhĂŽne ; Monsieur le prĂ©fet, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l'intĂ©rieur ; Monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral de la police nationale ; Monsieur le gĂ©nĂ©ral d'armĂ©e, directeur gĂ©nĂ©ral de la gendarmerie nationaleSIGNATAIREM. GĂ©rald DARMANINCATĂGORIEMise en Ćuvre des rĂ©formes et des politiques publiques comportant des objectifs ou un calendrier dâexĂ©cutionTYPEInstruction aux service dĂ©concentrĂ©s ouiInstruction du Gouvernement ouiMOTS CLEFSSĂ©curitĂ©Retourner en haut de la page
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