⚽ Il Était Un Capitaine Résumé Par Chapitre

LesTrois Mousquetaires est le plus célèbre des romans d'Alexandre Dumas père, initialement publié en feuilleton dans le journal Le Siècle de mars à juillet 1844, puis édité en volume dès 1844 aux éditions Baudry et réédité en 1846 chez J. B. Fellens et L. P. Dufour avec des illustrations de Vivant Beaucé.Il est le premier volet de la trilogie romanesque Enfin par lettre du Roi du 24.03.1746, il était admis qu'un marin non breveté capitaine à l'amirauté, pouvait néanmoins commander un navire corsaire jusqu'à 50 tonneaux de jauge. Avantages accordés aux équipages des vaisseaux du roi Résumé: Peter Pan est un petit garçon qui refuse de grandir. Un jour, il rend visite à Wendy dans le cœur de Londres et la convainc de venir, avec ses frères, dans le pays imaginaire. C’est là-bas que vivent les enfants perdus, la fée clochette et le redoutable Capitaine Crochet, l’ennemi juré de Peter ! Capitaine de quinze ans" est écrit dans un langage simple et vivant. Il capture un esprit d'entreprise particulier du XIXe siècle, un siècle de découvertes et d'inventions. Seul Jules Verne pouvait le faire. Vol pour San Francisco. Le grand Français a écrit à propos de soncontemporains. Jugez-en par vous-mêmes: le brick-goélette "Pilgrim" quitte le port Résumé Chapitre I – Je vais en mer « Je suis né en 1632 , dans la ville de York, d’une bonne famille, mais pas de ce pays, mon père étant étranger. » Un homme du nom de Robinson Crusoé raconte l’histoire de sa propre vie, en commençant par sa naissance en 1632 dans la ville anglaise de York. Le père de Crusoé était un Allemand, Laprincesse de Clèves, chapitre I (1), incipit, la scène de bal, Madame de La Fayette, 1678. Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l’on doit croire que c’était une beauté parfaite, puisqu’elle donna de l’admiration dans un lieu où l’on était si accoutumé à voir de belles personnes. Unjour il vit un bateau arriver mais le bateau ne sembla pas le voir donc il nagea vers lui et vit une femme le regarder avec de la peine, son visage lui était familier. Et il se rappela où il avait vu cette femme c’était sa sœur, Lucy, morte depuis plusieurs années. Cette illusion était donc un signe, il ne devait plus jamais céder à la paresse. Il se mit donc à travailler Retrouveztoutes les infos sur le film Il était une fois Dumpy Toys - Les aventures du capitaine Jimmy Crochu sorti en 2018 - Synopsis, casting du film; notes et critiques des membres. avec Créer un compte | Se connecter Films. En VOD. Sur Netflix. Sur Primevideo. Sur Disney+. Sur Apple Tv. Sur Mubi. Trouver des films. Films Cedernier chapitre est raconté par King alors qu’il est entré en Angleterre un an après les faits. Depuis leur retour à Hawaii, Cook et ses hommes avaient remarqué que le comportement des habitants de l’île avait beaucoup changé et qu’ils se montraient très agressifs. Le capitaine était, de plus, très en colère après Jai du lire ce livre pour l'examen de français. Il m'a plutôt plu. L'un de ses grands avantages est son faible nombre de pages par rapport aux autres livres proposés (L'Oeuvre au Noir, 1984, L'Orange mécanique et La Mandoline du capitaine Corelli)Le début est très théorique et donc ennuie bien des personnes ; mais à partir du troisième Résumédu chapitre 9 . Le jour de départ arrive enfin, le capitaine Smollet montre au chevalier Trelawney son mécontentement : il n’aime ni le voyage, ni l’équipage ni le second et exige que les munitions du bord soient entreposées sous la cabine et non dans la cale avant, près des marins. Le départ se fait dans la plus grande excitation. Tout Lecapitaine Gautier 4 III. Travail d'écriture Relisez dans le chapitre V le compte-rendu de la représentation des Rodomontades du capitaine Matamore. Vous ferez un résumé de la pièce en une vingtaine de lignes. Le récit doit être rédigé aux temps du passé. 1 L’élément déclencheur du récit : l’aporie initiale. Tiret, points de suspension, absence de majuscule, première personne : le lecteur, dès le début du récit, fait irruption, tel un voyeur, in medias res, dans le flux des pensées d’Alfa Ndiaye. Les pensées du narrateur sont nourries par le regret (« Je n’aurais pas dû Résuméde tout les Arc de One Piece ! Arc Capitaine Morgan. Luffy, un jeune garçon, rêve de devenir le Seigneur des pirates en trouvant le One Piece, le trésor ultime rassemblé par Gold Roger, le seul pirate à avoir jamais porté le titre de Seigneur des pirates. Shanks le Roux, un pirate qui est hébergé par les villageois du village LeRouge et le Noir, Stendhal : résumé. 52 commentaires. Par Amélie Vioux. Voici un résumé chapitre par chapitre du Rouge et le Noir de Stendhal (1830) Pour aller plus loin, va voir ma fiche de lecture du Rouge et le Noir (fiche de lecture complète avec analyse du contexte, des thèmes et de l’écriture de Stendhal). 0rdOLxm. Résumé Peter Pan est un petit garçon qui refuse de grandir. Un jour, il rend visite à Wendy dans le cœur de Londres et la convainc de venir, avec ses frères, dans le pays imaginaire. C’est là-bas que vivent les enfants perdus, la fée clochette et le redoutable Capitaine Crochet, l’ennemi juré de Peter ! Avis Contrairement à Mallarmé, Hélas ! Je n’ai pas lu tous les livres ! La route est longue pour devenir culturé et j’ai encore de nombreuses lacunes du côté des grands classiques de la littérature. Peter Pan en faisait partie alors je me suis plongé dans ce conte qui a bercé mon enfance grâce aux adaptations dont il a pu être l’objet, je songe au dessin animé de Disney ainsi qu’au film Hook. Ce qui frappe quand on découvre ce texte, c’est que Peter Pan est bien loin de l’image que Disney en a fait. Derrière sa bravoure et son courage, on le découvre misogyne et très égoïste. Quant à Clochette, jalouse de Wendy elle en devient mauvaise et machiavélique. Bref, on est loin d’un conte 100 % gentillet tel qu’on pourrait l’imaginer mais il contient cependant plusieurs aspects intéressants. Wendy et ses frères vivent l’expérience que chaque lecteur fait lorsqu’il se plonge dans un conte aller de l’autre côté du miroir et vivre une aventure extraordinaire. James Barrie nous propose donc une mise en abîme assez intéressante puisque nous sommes amenés à franchir deux fois la barrière qui sépare la réalité de la fiction. La volonté de Peter de ne pas grandir et de rester dans le monde des enfants souligne par ailleurs la peur de la mort, à tel point que Peter va jusqu’à tuer les enfants qui grandissent. On trouvera également des ressemblances entre Peter et le Capitaine Crochet un Peter adulte ?, effrayé lui aussi par la mort symbolisée par le crocodile et le tic-tac de l’horloge = le temps qui passe. Tous les enfants, hormis un seul, grandissent. C’est par cette célèbre phrase que commence le roman et, effectivement, Peter reste le seul à ne pas grandir. Pour continuer à profiter de son enfance sans être affecté par le vieillissement puis la disparition de ses amis et compagnons, Peter oublie tout et très vite. C’en est extrêmement cruel pour les autres Wendy au premier plan qui se voient effacés de sa mémoire. Sans vous révéler la fin de l’histoire, j’ai trouvé les dernières pages extrêmement tristes et déprimantes, on se croirait par certains aspects dans l’éternel retour que décrivait Nietzsche. En bref, c’est un livre très intéressant qui soulève quelques réflexions lorsqu’on le découvre avec un regard d’adulte mais il ne faut pas s’attendre à trop de féérie ! Sans doute faut-il, pour l’apprécier pleinement, s’imaginer faire un retour en enfance le temps de la lecture et aller dans le monde perdu sans trop cogiter… mais je suis probablement déjà un peu trop vieux pour ça ! Extraits Extrait 1/2 – Qui est leur capitaine ? – Crochet, répondit Peter. Son visage s’était durci en prononçant ce nom haï. – Jacques Crochet ? – Oui ! Michael s’était mis à pleurer, et John ne parlait plus que par hoquets, car tous deux connaissaient la réputation de Crochet. – C’est l’ancien maître d’équipage de Barbenoire, souffla John. C’est le pire de toute la bande, le seul homme qu’ait jamais redouté Barbecue. – C’est bien lui. – Il est gros, hein ? – Pas aussi gros qu’autrefois. – Que veux-tu dire ? – J’en ai coupé un morceau. – Toi ? – Oui, moi ! dit Peter sèchement. – Je ne voulais pas t’offenser. – Passons. – Mais… quel morceau ? – Sa main droite. – Alors, il ne peut plus se battre ? – Tu parles ! – Il est gaucher ? – Il a un crochet de fer à la place de la main droite, et il s’en sert pour griffer. – Griffer ! – Ecoute, John, dit Peter. – Oui ? – Non, tu dois dire Oui, capitaine. » – Oui, capitaine. – Tous les gars qui servent sous mes ordres doivent me promettre une chose, et toi comme les autres. John pâlit. – Voilà si nous rencontrons Crochet dans la bataille, tu dois me le laisser. – Je te le promets, dit John sincère. Extrait 2/2 Crochet se hissa sur le rocher pour souffler un peu, au moment même où Peter escaladait l’autre côté. Le rocher était plus glissant qu’un oeuf, et il fallait ramper plutôt que grimper. Chacun ignorait que l’autre approchait et, cherchant une prise où s’agripper, leurs bras se rencontrèrent. De surprise, tous deux levèrent la tête ; leurs visages se touchaient presque. Ils étaient nez à nez. Certains héros, et non des moindres, ont reconnu qu’ils éprouvaient toujours un moment de trac avant de se mettre à l’ouvrage. Que Peter eût ressenti une pareille faiblesse, c’eût été parfaitement excusable après tout, il avait devant lui le seul homme qu’ait jamais redouté le Cuistot-des-Mers. Mais il n’en fut rien. Peter n’éprouvait que de la joie et il souriait de toutes ses dents de lait. Prompt comme l’éclair, il saisit le poignard à la ceinture de Crochet et allait le replanter à sa place quand il s’aperçut que l’ennemi était plus bas que lui sur le rocher. Profiter de cet avantage n’eût pas été de bonne guerre. Peter tendit donc la main au pirate pour l’aider à monter. Ce fut alors que Crochet le mordit. Bien plus que la douleur elle-même, ce procédé déloyal laissa Peter hébété, complètement désarmé. Il contemplait l’adversaire avec des yeux horrifiés. Tous les enfants éprouvent cette révolte, la première fois qu’on les prend par traîtrise. Lorsqu’ils viennent vers nous pour vous appartenir, ce qu’ils attendent de vous, c’est que vous vous comportiez loyalement. Si vous trichez, ils vous aimeront encore, mais ne seront plus jamais les mêmes. Aucun enfant ne guérit jamais de cette première trahison. Aucun hormis Peter qui en faisait souvent l’expérience mais oubliait toujours. Je suppose que c’est cela qui le distinguait vraiment des autres. Aussi, en ce moment, tout se passait comme s’il en était à sa première expérience ; il restait là, les yeux écarquillés, incapable de se défendre. A deux reprises, la main de fer le griffa. Note 1911 – 143 pages – ISBN 978-2-290-08045-0 James Barrie – Ecossais Traduction Yvette Métral Editions Librio Source de l’illustration AngeliciousO3O Heureux papa de Culturez-vous ! Trentenaire parisien passionné par l'art, la culture, le patrimoine et les voyages, je suis un flâneur professionnel et un éternel curieux 😉 I MARSEILLE. — L’ARRIVÉE. Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon, venant de Smyrne, Trieste et Naples. Comme d’habitude, un pilote côtier partit aussitôt du port, rasa le château d’If, et alla aborder le navire entre le cap de Morgion et l’île de Rion. Aussitôt, comme d’habitude encore, la plate-forme du fort Saint-Jean s’était couverte de curieux ; car c’est toujours une grande affaire à Marseille que l’arrivée d’un bâtiment, surtout quand ce bâtiment, comme le Pharaon, a été construit, gréé, arrimé sur les chantiers de la vieille Phocée, et appartient à un armateur de la ville. Cependant ce bâtiment s’avançait ; il avait heureusement franchi le détroit que quelque secousse volcanique a creusé entre l’île de Calasareigne et l’île de Jaros ; il avait doublé Pomègue, et il s’avançait sous ses trois huniers, son grand foc et sa brigantine, mais si lentement et d’une allure si triste, que les curieux, avec cet instinct qui pressent un malheur, se demandaient quel accident pouvait être arrivé à bord. Néanmoins les experts en navigation reconnaissaient que si un accident était arrivé, ce ne pouvait être au bâtiment lui-même ; car il s’avançait dans toutes les conditions d’un navire parfaitement gouverné son ancre était en mouillage, ses haubans de beaupré décrochés ; et près du pilote, qui s’apprêtait à diriger le Pharaon par l’étroite entrée du port de Marseille, était un jeune homme au geste rapide et à l’œil actif, qui surveillait chaque mouvement du navire et répétait chaque ordre du pilote. La vague inquiétude qui planait sur la foule avait particulièrement atteint un des spectateurs de l’esplanade de Saint-Jean, de sorte qu’il ne put attendre l’entrée du bâtiment dans le port ; il sauta dans une petite barque et ordonna de ramer au-devant du Pharaon, qu’il atteignit en face de l’anse de la Réserve. En voyant venir cet homme, le jeune marin quitta son poste à côté du pilote, et vint, le chapeau à la main, s’appuyer à la muraille du bâtiment. C’était un jeune homme de dix-huit à vingt ans, grand, svelte, avec de beaux yeux noirs et des cheveux d’ébène ; il y avait dans toute sa personne cet air calme et de résolution particulier aux hommes habitués depuis leur enfance à lutter avec le danger. — Ah ! c’est vous, Dantès ! cria l’homme à la barque ; qu’est-il donc arrivé, et pourquoi cet air de tristesse répandu sur tout votre bord ? — Un grand malheur, monsieur Morrel ! répondit le jeune homme, un grand malheur, pour moi surtout à la hauteur de Civita-Vecchia, nous avons perdu ce brave capitaine Leclère. — Et le chargement ? demanda vivement l’armateur. — Il est arrivé à bon port, monsieur Morrel, et je crois que vous serez content sous ce rapport ; mais ce pauvre capitaine Leclère… — Que lui est-il donc arrivé ? demanda l’armateur d’un air visiblement soulagé ; que lui est-il donc arrivé, à ce brave capitaine ? — Il est mort. — Tombé à la mer ? — Non, monsieur ; mort d’une fièvre cérébrale, au milieu d’horribles souffrances. Puis, se retournant vers ses hommes — Holà hé ! dit-il, chacun à son poste pour le mouillage ! L’équipage obéit. Au même instant, les huit ou dix matelots qui le composaient s’élancèrent les uns sur les écoutes, les autres sur les bras, les autres aux drisses, les autres aux hallebas des focs, enfin les autres aux cargues des voiles. Le jeune marin jeta un coup d’œil nonchalant sur ce commencement de manœuvre, et, voyant que ses ordres allaient s’exécuter, il revint à son interlocuteur. — Et comment ce malheur est-il donc arrivé ? continua l’armateur, reprenant la conversation où le jeune marin l’avait quittée. — Mon Dieu, monsieur, de la façon la plus imprévue après une longue conversation avec le commandant du port, le capitaine Leclère quitta Naples fort agité ; au bout de vingt-quatre heures, la fièvre le prit ; trois jours après il était mort… Nous lui avons fait les funérailles ordinaires, et il repose, décemment enveloppé dans un hamac, avec un boulet de trente-six aux pieds et un à la tête, à la hauteur de l’île d’el Giglio. Nous rapportons à sa veuve sa croix d’honneur et son épée. C’était bien la peine, continua le jeune homme avec un sourire mélancolique, de faire dix ans la guerre aux Anglais pour en arriver à mourir, comme tout le monde, dans son lit. — Dame ! que voulez-vous, monsieur Edmond, reprit l’armateur qui paraissait se consoler de plus en plus, nous sommes tous mortels, et il faut bien que les anciens fassent place aux nouveaux, sans cela il n’y aurait pas d’avancement ; et du moment que vous m’assurez que la cargaison… — Est en bon état, monsieur Morrel, je vous en réponds. Voici un voyage que je vous donne le conseil de ne point escompter pour 25,000 fr. de bénéfice. Puis, comme on venait de dépasser la tour ronde — Range à carguer les voiles de hune, le foc et la brigantine ! cria le jeune marin ; faites penaud ! L’ordre s’exécuta avec presque autant de promptitude que sur un bâtiment de guerre. — Amène et cargue partout ! Au dernier commandement, toutes les voiles s’abaissèrent, et le navire s’avança d’une façon presque insensible, ne marchant plus que par l’impulsion donnée. — Et maintenant, si vous voulez monter, monsieur Morrel, dit Dantès voyant l’impatience de l’armateur, voici votre comptable, M. Danglars, qui sort de sa cabine, et qui vous donnera tous les renseignements que vous pouvez désirer. Quant à moi, il faut que je veille au mouillage et que je mette le navire en deuil. L’armateur ne se le fit pas dire deux fois. Il saisit un câble que lui jeta Dantès, et, avec une dextérité qui eût fait honneur à un homme de mer, il gravit les échelons cloués sur le flanc rebondi du bâtiment, tandis que celui-ci, retournant à son poste de second, cédait la conversation à celui qu’il avait annoncé sous le nom de Danglars, et qui, sortant de sa cabine, s’avançait effectivement au-devant de l’armateur. Le nouveau venu était un homme de vingt-cinq à vingt-six ans, d’une figure assez sombre, obséquieux envers ses supérieurs, insolent envers ses subordonnés ; aussi, outre son titre d’agent comptable, qui est toujours un motif de répulsion pour les matelots, était-il généralement aussi mal vu de l’équipage qu’Edmond Dantès au contraire en était aimé. — Eh bien ! monsieur Morrel, dit Danglars, vous savez le malheur, n’est-ce pas ? — Oui, oui. Pauvre capitaine Leclère ! c’était un brave et honnête homme ! — Et un excellent marin surtout, vieilli entre le ciel et l’eau, comme il convient à un homme chargé des intérêts d’une maison aussi importante que la maison Morrel et fils, répondit Danglars. — Mais, dit l’armateur, suivant des yeux Dantès qui cherchait son mouillage, mais il me semble qu’il n’y a pas besoin d’être si vieux marin que vous le dites, Danglars, pour connaître son métier, et voici notre ami Edmond qui fait le sien, ce me semble, en homme qui n’a besoin de demander des conseils à personne. — Oui, dit Danglars en jetant sur Dantès un regard oblique où brilla un éclair de haine, oui, c’est jeune, et cela ne doute de rien. À peine le capitaine a-t-il été mort qu’il a pris le commandement sans consulter personne, et qu’il nous a fait perdre un jour et demi à l’île d’Elbe au lieu de revenir directement à Marseille. — Quant à prendre le commandement du navire, dit l’armateur, c’était son devoir comme second ; quant à perdre un jour et demi à l’île d’Elbe, il a eu tort ; à moins que le navire n’ait eu quelque avarie à réparer. — Le navire se portait comme je me porte, et comme je désire que vous vous portiez, monsieur Morrel ; et cette journée et demie a été perdue par pur caprice, pour le plaisir d’aller à terre, voilà tout. — Dantès, dit l’armateur se retournant vers le jeune homme, venez donc ici. — Pardon, Monsieur, dit Dantès, je suis à vous dans un instant. Puis s’adressant à l’équipage — Mouille ! dit-il. Aussitôt l’ancre tomba, et la chaîne fila avec bruit. Dantès resta à son poste, malgré la présence du pilote, jusqu’à ce que cette dernière manœuvre fût terminée ; puis alors Abaissez la flamme à mi-mât, mettez le pavillon en berne, croisez les vergues ! — Vous voyez, dit Danglars, il se croit déjà capitaine, sur ma parole. — Et il l’est de fait, dit l’armateur. — Oui, sauf votre signature et celle de votre associé, monsieur Morrel. — Dame ! pourquoi ne le laisserions-nous pas à ce poste ? dit l’armateur. Il est jeune, je le sais bien, mais il me paraît tout à la chose, et fort expérimenté dans son état. Un nuage passa sur le front de Danglars. — Pardon, monsieur Morrel, dit Dantès en s’approchant ; maintenant que le navire est mouillé, me voilà tout à vous vous m’avez appelé, je crois ? Danglars fit un pas en arrière. — Je voulais vous demander pourquoi vous vous étiez arrêté à l’île d’Elbe ? — Je l’ignore, Monsieur ; c’était pour accomplir un dernier ordre du capitaine Leclère, qui, en mourant, m’avait remis un paquet pour le grand maréchal Bertrand. — L’avez-vous donc vu, Edmond ? — Qui ? — Le grand maréchal ? — Oui. Morrel regarda autour de lui, et tira Dantès à part. — Et comment va l’empereur ? demanda-t-il vivement. — Bien, autant que j’ai pu en juger par mes yeux. — Vous avez donc vu l’empereur aussi ? — Il est entré chez le maréchal pendant que j’y étais. — Et vous lui avez parlé ? — C’est-à-dire que c’est lui qui m’a parlé, Monsieur, dit Dantès en souriant. — Et que vous a-t-il dit ? — Il m’a fait des questions sur le bâtiment, sur l’époque de son départ pour Marseille, sur la route qu’il avait suivie et sur la cargaison qu’il portait. Je crois que s’il eût été vide, et que j’en eusse été le maître, son intention eût été de l’acheter ; mais je lui ai dit que je n’étais que simple second, et que le bâtiment appartenait à la maison Morrel et fils. — Ah ! ah ! a-t-il dit, je la connais. Les Morrel sont armateurs de père en fils, et il y avait un Morrel qui servait dans le même régiment que moi lorsque j’étais en garnison à Valence. — C’est pardieu vrai ! s’écria l’armateur tout joyeux ; c’était Policar Morrel, mon oncle, qui est devenu capitaine. Dantès, vous direz à mon oncle que l’empereur s’est souvenu de lui, et vous le verrez pleurer, le vieux grognard. Allons, allons, continua l’armateur en frappant amicalement sur l’épaule du jeune homme, vous avez bien fait, Dantès, de suivre les instructions du capitaine Leclère et de vous arrêter à l’île d’Elbe, quoique, si l’on savait que vous avez remis un paquet au maréchal et causé avec l’empereur, cela pourrait vous compromettre. — En quoi voulez-vous, Monsieur, que cela me compromette ? dit Dantès je ne sais pas même ce que je portais, et l’empereur ne m’a fait que les questions qu’il eût faites au premier venu. Mais, pardon, reprit Dantès, voici la santé et la douane qui nous arrivent ; vous permettez, n’est-ce pas ? — Faites, faites, mon cher Dantès. Le jeune homme s’éloigna, et, comme il s’éloignait, Danglars se rapprocha. — Eh bien ! demanda-t-il, il paraît qu’il vous a donné de bonnes raisons de son mouillage à Porto-Ferrajo ? — D’excellentes, mon cher monsieur Danglars. — Ah ! tant mieux, répondit celui-ci, car c’est toujours pénible de voir un camarade qui ne fait pas son devoir. — Dantès a fait le sien, répondit l’armateur, et il n’y a rien à dire. C’était le capitaine Leclère qui lui avait ordonné cette relâche. — À propos du capitaine Leclère, ne vous a-t-il pas remis une lettre de lui ? — Qui ? — Dantès. — À moi, non ! En avait-il donc une ? — Je croyais qu’outre le paquet, le capitaine Leclère lui avait confié une lettre. — De quel paquet voulez-vous parler, Danglars ? — Mais de celui que Dantès a déposé en passant à Porto-Ferrajo ? — Comment savez-vous qu’il avait un paquet à déposer à Porto-Ferrajo ? Danglars rougit. — Je passais devant la porte du capitaine qui était entr’ouverte, et je lui ai vu remettre ce paquet et cette lettre à Dantès. — Il ne m’en a point parlé, dit l’armateur ; mais s’il a cette lettre, il me la remettra. Danglars réfléchit un instant. — Alors, monsieur Morrel, je vous prie, dit-il, ne parlez point de cela à Dantès ; je me serai trompé. En ce moment, le jeune homme revenait ; Danglars s’éloigna. — Eh bien, mon cher Dantès, êtes-vous libre ? demanda l’armateur. — Oui, Monsieur. — La chose n’a pas été longue. — Non, j’ai donné aux douaniers la liste de nos marchandises ; et quant à la consigne, elle avait envoyé avec le pilote côtier un homme à qui j’ai remis nos papiers. — Alors, vous n’avez plus rien à faire ici ? Dantès jeta un regard rapide autour de lui. — Non, tout est en ordre, dit-il. — Vous pouvez donc alors venir dîner avec nous ? — Excusez-moi, monsieur Morrel, excusez-moi, je vous prie, mais je dois ma première visite à mon père. Je n’en suis pas moins reconnaissant de l’honneur que vous me faites. — C’est juste, Dantès, c’est juste. Je sais que vous êtes bon fils. — Et… demanda Dantès avec une certaine hésitation, et il se porte bien, que vous sachiez, mon père ? — Mais je crois que oui, mon cher Edmond, quoique je ne l’aie pas aperçu. — Oui, il se tient enfermé dans sa petite chambre. — Cela prouve au moins qu’il n’a manqué de rien pendant votre absence. Dantès sourit. — Mon père est fier, monsieur, et, eût-il manqué de tout, je doute qu’il eût demandé quelque chose à qui que ce soit au monde, excepté à Dieu. — Eh bien, après cette première visite, nous comptons sur vous. — Excusez-moi encore, monsieur Morrel ; mais, après cette première visite, j’en ai une seconde qui ne me tient pas moins au cœur. — Ah ! c’est vrai, Dantès ; j’oubliais qu’il y a aux Catalans quelqu’un qui doit vous attendre avec non moins d’impatience que votre père c’est la belle Mercédès. Dantès sourit. — Ah ! ah ! dit l’armateur, cela ne m’étonne plus, qu’elle soit venue trois fois me demander des nouvelles du Pharaon. Peste ! Edmond, vous n’êtes point à plaindre, et vous avez là une jolie maîtresse ! — Ce n’est point ma maîtresse, monsieur, dit gravement le jeune marin c’est ma fiancée. — C’est quelquefois tout un, dit l’armateur en riant. — Pas pour nous, Monsieur, répondit Dantès. — Allons, allons, mon cher Edmond, continua l’armateur, que je ne vous retienne pas ; vous avez assez bien fait mes affaires pour que je vous donne tout loisir de faire les vôtres. Avez-vous besoin d’argent ? — Non, Monsieur ; j’ai tous mes appointements du voyage, c’est-à-dire près de trois mois de solde. — Vous êtes un garçon rangé, Edmond. — Ajoutez que j’ai un père pauvre, Monsieur Morrel. — Oui, oui, je sais que vous êtes un bon fils. Allez donc voir votre père j’ai un fils aussi, et j’en voudrais fort à celui qui, après un voyage de trois mois, le retiendrait loin de moi. — Alors, vous permettez ? dit le jeune homme en saluant. — Oui, si vous n’avez rien de plus à me dire. — Non. — Le capitaine Leclère ne vous a pas, en mourant, donné une lettre pour moi ? — Il lui eût été impossible d’écrire, Monsieur ; mais cela me rappelle que j’aurai un congé de quinze jours à vous demander. — Pour vous marier ? — D’abord ; puis pour aller à Paris. — Bon, bon ! vous prendrez le temps que vous voudrez, Dantès ; le temps de décharger le bâtiment nous prendra bien six semaines, et nous ne nous remettrons guère en mer avant trois mois… Seulement, dans trois mois, il faudra que vous soyez là. Le Pharaon, continua l’armateur en frappant sur l’épaule du jeune marin, ne pourrait pas repartir sans son capitaine. — Sans son capitaine ! s’écria Dantès les yeux brillants de joie ; faites bien attention à ce que vous dites là, Monsieur, car vous venez de répondre aux plus secrètes espérances de mon cœur. Votre intention serait-elle de me nommer capitaine du Pharaon ? — Si j’étais seul, je vous tendrais la main, mon cher Dantès, et je vous dirais C’est fait ; mais j’ai un associé, et vous savez le proverbe italien Che a compagne a padrone. » Mais la moitié de la besogne est faite au moins, puisque sur deux voix vous en avez déjà une. Rapportez-vous-en à moi pour avoir l’autre, et je ferai de mon mieux. — Oh ! monsieur Morrel, s’écria le jeune marin, saisissant, les larmes aux yeux, les mains de l’armateur ; monsieur Morrel, je vous remercie, au nom de mon père et de Mercédès. — C’est bien, c’est bien, Edmond, il y a un Dieu au ciel pour les braves gens, que diable ! Allez voir votre père, allez voir Mercédès, et revenez me trouver après. — Mais vous ne voulez pas que je vous ramène à terre ? — Non, merci ; je reste à régler mes comptes avec Danglars. Avez-vous été content de lui pendant le voyage ? — C’est selon le sens que vous attachez à cette question, monsieur. Si c’est comme bon camarade, non, car je crois qu’il ne m’aime pas depuis le jour où j’ai eu la bêtise, à la suite d’une petite querelle que nous avions eue ensemble, de lui proposer de nous arrêter dix minutes à l’île de Monte-Cristo pour vider cette querelle ; proposition que j’avais eu tort de lui faire, et qu’il avait eu, lui, raison de refuser. Si c’est comme comptable que vous me faites cette question, je crois qu’il n’y a rien à dire et que vous serez content de la façon dont sa besogne est faite. — Mais, demanda l’armateur, voyons, Dantès, si vous étiez capitaine du Pharaon, garderiez-vous Danglars avec plaisir ? — Capitaine ou second, monsieur Morrel, répondit Dantès, j’aurai toujours les plus grands égards pour ceux qui posséderont la confiance de mes armateurs. — Allons, allons, Dantès, je vois qu’en tout point vous êtes un brave garçon. Que je ne vous retienne plus allez, car je vois que vous êtes sur des charbons. — J’ai donc mon congé ? demanda Dantès. — Allez, vous dis-je. — Vous permettez que je prenne votre canot ? — Prenez. — Au revoir, monsieur Morrel, et mille fois merci. — Au revoir, mon cher Edmond, bonne chance ! Le jeune marin sauta dans le canot, alla s’asseoir à la poupe, et donna l’ordre d’aborder à la Canebière. Deux matelots se penchèrent aussitôt sur leurs rames, et l’embarcation glissa aussi rapidement qu’il est possible de le faire, au milieu des mille barques qui obstruent l’espèce de rue étroite qui conduit, entre deux rangées de navires, de l’entrée du port au quai d’Orléans. L’armateur le suivit des yeux en souriant, jusqu’au bord, le vit sauter sur les dalles du quai, et se perdre aussitôt au milieu de la foule bariolée qui, de cinq heures du matin à neuf heures du soir, encombre cette fameuse rue de la Canebière, dont les Phocéens modernes sont si fiers, qu’ils disent avec le plus grand sérieux du monde et avec cet accent qui donne tant de caractère à ce qu’ils disent Si Paris avait la Canebière, Paris serait un petit Marseille. En se retournant, l’armateur vit derrière lui Danglars, qui, en apparence, semblait attendre ses ordres, mais qui, en réalité, suivait comme lui le jeune marin du regard. Seulement, il y avait une grande différence dans l’expression de ce double regard qui suivait le même homme. Il était un capitaine - E-book - ePub Octobre 1894. Maxime Dumas écrit pour son journal un article sur le scandale du jour un officier français est accusé de trahison. Le capitaine Dreyfus... Lire la suite 5,49 € E-book - ePub Poche En stock 5,90 € Actuellement indisponible 4,80 € Actuellement indisponible 5,50 € Ebook Téléchargement immédiat 5,49 € Vous pouvez lire cet ebook sur les supports de lecture suivants Téléchargement immédiat Dès validation de votre commande Offrir maintenant Ou planifier dans votre panier Octobre 1894. Maxime Dumas écrit pour son journal un article sur le scandale du jour un officier français est accusé de trahison. Le capitaine Dreyfus est-il coupable ? Oui, puisqu'il est juif, clament les antisémites. Mais où sont les preuves ? répondent ceux qui soupçonnent la corruption et le parti pris. L'affaire Dreyfus » embrase alors la France. Date de parution 23/04/2008 Editeur Collection ISBN 978-2-01-323317-0 EAN 9782013233170 Format ePub Nb. de pages 256 pages Caractéristiques du format ePub Pages 256 Taille 4 995 Ko Protection num. Contenu protégé Imprimable Non Autorisé Copier coller Non Autorisé Biographie de Bertrand Solet Né en 1933 à Paris, Bertrand Solet a fait des études cinématographiques puis économiques. Responsable d'un service de documentation économico-commercial pendant de longues années, il a aussi beaucoup voyagé. Il a publié une soixantaine d'ouvrages pour la jeunesse, des romans historiques, mais aussi des romans contemporains et des recueils de contes traditionnels. Il a reçu de nombreux prix. Turn Back The Pendulum 10 Statistiques Tome 37 Chapitre -99 Titre Japonais Turn Back The Pendulum 10 Titre Romanisé Turn Back The Pendulum 10 Pages Totales {{{page}}} Date de Sortie 2008 Chronologie du Chapitre ← Précédent Prochain → Chapitre -100 Chapitre -98 Information Turn Back The Pendulum 10 est le chapitre -99 du manga. Aizen explique comment il a trahi Hirako et se prépare à mettre fin à cette expérience. Résumé Réalisant que Sōsuke Aizen est responsable de ce qui est arrivé, Shinji Hirako révèle qu’il l’a suspecté avant même qu’il ne devienne son vice-capitaine et lui annonce qu’il l’a choisi car il le considérait comme dangereux et douteux. Aizen le remercie en disant que c’est grâce à ces doutes fondés qu'il n’a pas remarqué que durant tout ce mois, ce n’était pas lui qui marchait derrière lui. Il ajoute que c’est la capacité de son Zanpakutō, Kyōka Suigetsu, de faire voir à son ennemi ce qu’il souhaite voir. Ce pouvoir est appelé Hypnose absolue ». Il continue en expliquant à Hirako, choqué, que s’il s’était comporté de la même manière que les autres capitaines avec leur vice-capitaine, il aurait compris. En prenant de la distance, il ne pouvait voir les différences de comportement et des réponses aux capitaines ainsi qu’aux membres de sa division qu’il y avait entre lui et ses remplaçants. Il ajoute qu’un Shinigami a le droit de refuser une promotion mais il ne l’a pas fait car la méfiance de Hirako était idéale pour son plan. Aizen lui, dit qu’il devrait s’excuser auprès de ses amis car c’est parce qu’il l’a choisi qu’ils sont morts, ce qui énerve Hirako. Alors qu’il se relève pour attaquer Aizen, un fluide surgit sur son visage, formant un masque de Hollow. Aizen le remercie d’avoir répondu à sa provocation car cela confirme que la Hollowmorphose s’accélère lorsque le sujet est en colère ou s’agite. Lorsqu’Hiyori Sarugaki voit cela, elle appelle Hirako mais sur les instructions d’Aizen, elle est blessée par Tōsen. Aizen dégaine alors son sabre pour tuer Hirako, déclarant qu’ils ont été de magnifiques sujets de test mais il est attaqué par Kisuke Urahara, portant sa cape qui bloque le Reiatsu. Ail tranche l’insigne de vice-capitaine d’Aizen, ce dernier remarque qu’Urahara et Tessai Tsukabishi sont d’intéressants invités. Note Episode associé Episode 211 Trahison ! La manœuvre secrète d'Aizen Apparition de Personnages Gin Ichimaru Sōsuke Aizen Shinji Hirako Hiyori Sarugaki Kisuke Urahara Kaname Tōsen Hachigen Ushōda Lisa Yadômaru Love Aikawa Kensei Muguruma Rōjūrō Ōtoribashi Mashiro Kuna Tessai Tsukabishi

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